Niger: La Cominak ferme dans des conditions insatisfaisantes selon la société civile

A mine site in northern Saskatchewan. Tanzania expects to start mining uranium by 2011, its energy and mineral minister said.

Au Niger, les organisations de la société civile d'Arlit, ville minière du nord du pays, ont envoyé dimanche, une lettre au président Mohamed Bazoum. Elles font part de leur préoccupation quant aux modalités de la fermeture de la mine d'uranium d'Akouta, propriété de la Cominak, filiale du géant français Orano. Le 31 mars, la Cominak a cessé sa production.

Première préoccupation, le sort des travailleurs de la Cominak. La mine faisait vivre la ville d'Arlit. Al-Moustapha Alhaçan est le coordonnateur des organisations de la société civile. « Arlit est en deuil. Il y a 600 personnes qui travaillent pour la Cominak. Elles vont bénéficier d'une prime de licenciement qui varie entre 20 millions et 60 millions [de francs CFA]. Vous avez 800 sous-traitants qui ont travaillé vingt ans et qui vont partir comme ça, sans rien. »

Vient ensuite la question environnementale. Selon Orano, les vingt millions de mètres cubes de résidus toxiques du site seront enfouis selon une technique éprouvée dans plusieurs pays comme la France, le Canada, l'Allemagne ou le Gabon. Mais Rahmar Ilatoufegh, de la coordination de la société civile d'Arlit, a des doutes : « Ils vont les enterrer et ensuite ils vont mettre une couche d'argile sur la verse à résidus. Ils disent que les essais sont concluants. Nous nous pensons que cela ne résiste pas au temps. En plus de cela, tous les matériaux de démantèlement de l'usine vont être enfouis dans la même verse à résidus. Qu'est-ce qui empêcherait nos enfants d'aller déterrer des matériaux enfouis là-bas ? »

Des récriminations que ne comprend pas Nafalda Mayaldou, gouverneur d'Arlit. « Tout se déroule normalement. C'est trop hâtif de dire que l'enfouissement n'est même pas commencé. Ou alors qu'ils fassent des contre-propositions, qu'ils les écrivent. Mais dire que ce n'est pas bon et ne rien proposer, moi je ne comprends pas ça », explique-t-il.

Les organisations de la société civile d'Arlit demandent au président Mohamed Bazoum, la mise en place d'un comité local de suivi du réaménagement du site.

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