Afrique: Irrédentisme et séparatisme en Afrique - La solution de la bonne gouvernance

Lors de la clôture des travaux vendredi dernier, les experts ont convergé vers cette idée.

En ce moment, la plupart des Etats africains sont engagés dans un processus de développement infrastructurel et d'émergence économique. Pour atteindre ces objectifs, ils ont besoin de stabilité. Mais il s'avère que cet atout essentiel est, de toute part, menacé par des groupes nationaux porteurs de projets irrédentistes et séparatistes.

Pour circonscrire ou éradiquer ces menaces, les experts en questions sécuritaires et en droit international s'accordent à dire que la bonne gouvernance est la solution idoine. C'est la conclusion à laquelle sont parvenus les universitaires, animateurs du colloque annuel sur « La résurgence des mouvements irrédentistes et séparatistes en Afrique », qui s'est achevé le vendredi 4 mai dernier, à l'Ecole supérieure internationale de guerre (ESIG), à Yaoundé.

Pour parvenir à cette conclusion, les animateurs du colloque, recrutés parmi les enseignants des universités de Yaoundé II-Soa, Maroua, Buea, etc, ont dû, au préalable, comprendre les causes de ces phénomènes et examiner les réponses que les différents Etats africains concernés apportent. Selon eux, les mouvements irrédentistes et séparatistes trouvent leur fondement dans de multiples frustrations.

Lesquelles sont causées par l'inégale accès aux biens, ainsi que leur inégale redistribution. Il apparaît également de l'exposé de synthèse fait par le Pr. Alain Didier Olinga que, les experts se sont accordés sur le fait que les solutions militaires, très souvent apportées par la plupart des Etats confrontés à ce problème, ne sont pas appropriées. Le président du Conseil scientifique du colloque, a dès lors martelé que, pour juguler ces phénomènes, « il faut appliquer une bonne gouvernance territoriale, économique, sociale, communautaire, sécuritaire et militaire. »

Et sa réussite, a-t-il insisté, est assujettie à la bonne maîtrise des données « ethno-anthropologiques et culturelles de nos contextes », c'est-à-dire une bonne connaissance du terrain. Cette recommandation a trouvé un écho favorable auprès du secrétaire général du Mindef, qui présidait la cérémonie de clôture de ce banquet scientifique. Saïd Kamsouloum, a ainsi annoncé que toutes les résolutions prises au cours de ces travaux entamés le 5 mai, seront consignées dans un document, pour servir la postérité .

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