Congo-Kinshasa: En marge de festivités du 30 juin prochain/Lumumba - Vers des obsèques au goût d'inachevé !

Plus de soixante après, Patrice Emery Lumumba dont la renommée a dépassé les frontières de son propre pays, la RD. Congo, fait encore parler de lui. Cette fois-ci, il s'agit de la problématique du rapatriement des restes de sa dépouille mortelle à Kinshasa à la demande de sa famille biologique.

Normalement, il serait question, à cette occasion-là, d'organiser des obsèques ponctuées des cérémonies, à la fois, culturelles et politiques, s'il faut tenir compte de l'envergure ou de la trempe de l'illustre personnalité que fut celle qu'il incarnait, peu avant l'accession de la RD. Congo à son indépendance nationale et à la souveraineté internationale mais, surtout, depuis le jour même de la proclamation effective de cette indépendance, le 30 juin 1960.

Sophie Wilmès, la Vice-Première Ministre et ministre Belge des Affaires Etrangères, des Affaires Européennes, du Commerce Extérieur et des Institutions Culturelles Fédérales, répondant dernièrement à une question des journalistes du Quotidien Le Soir, ne croyait pas si bien dire lorsqu'elle a, plutôt, laissé planer une série de zones d'ombre autour de la participation de la Belgique, l'ancienne puissance métropolitaine à la réalisation des obsèques.

Tout au moins, elle aurait réaffirmé qu'une "dent", celle de Lumumba, gardée jusqu'ici au Palais de Justice de Bruxelles, serait remise dans les tout prochains jours, à sa famille mais, sans pour autant en fixer la date, ni préciser la nature des participants.

Pour elle, en effet, la remise se ferait, néanmoins, à Bruxelles. La famille de Lumumba recevrait cette "dent" en présence des autorités congolaises.

Obsèques ?

Donc, pour le reste, ce sont ces dernières qui, en principe, devraient s'occuper de la suite. Ramener la dent. Construire un mausolée. Tenir des manifestations funèbres en hommage au Héros national Lumumba.

La Belgique, à l'en croire, n'aurait pas encore reçu d'invitations officielles écrites, même si à maintes reprises, les autorités congolaises auraient invité verbalement le Roi Philippe pour participer à la célébration du 60ème anniversaire de l'indépendance, le 30 juin prochain.

A tout prendre, le moment venu, une fois que ces invitations-là seront lancées et dont l'initiative relèverait, du reste, de la volonté des autorités congolaises, la Belgique en apprécierait l'opportunité et, à la limite, en tenant compte de l'évolution de la crise liée notamment, à la propagation de la pandémie à coronavirus, déciderait de la composition éventuelle d'une délégation qui se rendrait ainsi à Kinshasa à ce sujet.

Goût d'inachevé ?

Mais, dans les pires des cas, s'il advenait que la Belgique soit absente à ces obsèques dont les dates demeurent encore du secret de ces tractations en cours, nombreux sont ceux qui pensent qu'on viendrait ainsi à un vrai raté et donc, aux obsèques au goût d'inachevé.

LPM

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