Cameroun: Yaoundé - II se faisait passer pour le directeur du Cabinet civil

Jacques Calvin Eyafa, 49 ans, utilisait l'identité de ce haut responsable depuis la prison centrale de Kondengui où il était déjà écroué depuis juillet 2019 pour usurpation de titre et escroquerie

Jacques Calvin Eyafa, 49 ans n'a pas retenu la leçon. Écroué à la prison centrale de Kondengui depuis le 8 juillet 2019 pour usurpation de titre et escroquerie aggravé, il est de nouveau mis en causes pour les mêmes motifs depuis le 5 mai dernier. Cette fois-ci, il se faisait passer pour le ministre directeur du Cabinet civil de la présidence de la République (DCC), Samuel Mvondo Ayolo.

Selon l'officier de police Vincent de Paul Meva, en charge de l'affaire, c'est le 4 mai dernier que la police l'a alertée. Ce jour-là, le Délégué général à la Sûreté nationale a été saisi par le ministre directeur du Cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun. Le haut responsable lui faisait état de ce qu'un numéro de téléphone provenant du Cameroun avait appelé le président de la République du Niger. L'auteur de l'appel s'est présenté comme étant le directeur du Cabinet civil de la présidence de la République du Cameroun.

« Le Délégué général à la Sûreté nationale a prescrit une enquête urgente. A l'issue des investigations, ledit numéro a été localisé à la prison centrale de Kondengui. La collaboration avec le régisseur a permis d'identifier le suspect, qui est directement passé aux aveux », explique le responsable de police. Le suspect a notamment dévoilé son mode opératoire. Pour ce qui est du président ni- gérien, il a fait savoir qu'il est d'abord entré en contact avec l'ambassadeur du Niger au Cameroun, au nom du DCC. C'est ainsi qu'il a réussi à avoir les deux lignes téléphoniques directes du président nigérien. Une fois en contact avec lui, il va solliciter une aide fi- nancière de la part du chef d'Etat camerounais.

Ce qui a attiré l'attention des hauts responsables nigériens qui ont saisi Yaoundé. L'exploitation du téléphone du suspect a également permis de découvrir qu'il avait fait plusieurs victimes dans les chancelleries, les Organisations non gouvernementales, celles rattachées aux systèmes des Nations unies et à la Banque mondiale. Plusieurs hommes d'affaires à l'international ont aussi été victimes de cette supercherie. A ce jour, Jacques Calvin Eyafa attendait un virement de 195 millions de F d'une Ong américaine. L'officier de police Vincent de Paul Meva indique que des dispositions ont été prises pour stopper cette escroquerie. Le suspect sera reconduit à la prison centrale et jugé pour cette nouvelle affaire .

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