Maroc: Baisser de rideau de la phase aller de la Botola - La bonne opération des Verts

Suspense à tous les étages

Qui a dit qu'il fallait faire un grand match pour gagner ? Dimanche soir, en baisser de rideau de la phase aller de la Botola Pro, le spectacle et le beau jeu n'étaient vraiment pas au rendez-vous. Réussite et persévérance sont les ingrédients qui ont permis au Raja de Casablanca de l'emporter et au MAT d'arracher un point inespéré. En s'imposant sur le plus petit des scores (1-0) contre une équipe du Moghreb de Fès, vaillante mais limitée, les Verts (2èmes) ont fait la bonne opération de la soirée.

Plus que deux unités les séparent désormais du leader, le WAC, qui s'est pris les pieds dans le tapis (0-0), dans le choc du week-end, sur la pelouse du Complexe Moulay Abdellah de Rabat, l'antre de l'AS FAR, troisième. A défaut d'accrocher le wagon de tête, les protégés du Belge Sven Vandenbroeck contrarient ainsi les desseins d'un club casablancais pour la deuxième fois en moins d'une semaine, après avoir éliminé mercredi soir, le Raja en quart de finale de la Coupe du Trône. Au vrai, les FAR, dans la position du chasseur, auraient bien aimé réduire l'écart avec les équipes de tête. Ils ont poussé fort et eu plusieurs occasions pour assouvir leur désir. Sauf qu'ils ont péché dans le dernier geste, par manque de lucidité ou de maîtrise technique.

En somme, les maîtres mots de la soirée . Les six équipes en lice ont fait preuve d'un déchet technique monstre. Compréhensible à l'issue du nul arraché dans les dernières secondes par le Moghreb de Tétouan (12ème) sur le terrain de la Renaissance sportive de Berkane (7ème), ce constat est pour le moins gênant quand il s'agit des équipes trustant les trois premières places du classement. Quelque part, ça en dit long sur le niveau technique du championnat. Les entraîneurs ont beau mettre en place toutes les stratégies du monde, l'exécution laisse souvent à désirer, à l'image de la prestation du Raja. Offensivement, les nouvelles intentions et les circuits de passe inculqués par Lassad Chabbi sautent aux yeux.

Mais les approximations techniques de ses joueurs contrarient clairement ses plans. Le but refusé, à juste titre, au retour des vestiaires à Ben Malongo, par l'arbitre du match Hicham Tamsmani, après consultation de la VAR,reflétait l'une des rares combinaisons offensives réussies par les hommes du placide coach tunisien. Il a fallu attendre l'entrée de Hafidi et un délice de ballon déposé sur la tête du meilleur buteur du championnat (8 buts), le Congolais Ben Malongo (74'), pour que le peuple vert pousse un grand ouf de soulagement. D'autant qu'en face, le MAS avait rangé au placard toutes velléités offensives assez tôt dans le match. Sans passer à la seconde vitesse, les Verts ont donc empoché trois précieux points dans la course au titre à la faveur d'un acharnement et d'une persévérance qui ont fini par payer.

Le Wydad n'en a pas fait autant. Trop brouillons dans leurs expressions offensives, les Rouge et Blanc n'ont jamais réussi à trouver un second souffle et à changer de rythme dans une rencontre qui ne restera pas dans les annales du football national. Celle qui a opposé le MAT à la RSB non plus. Mais les 5 dernières minutes,si. Un laps de temps pendant lequel les joueurs nous ont offert plus de sensations que durant toute la soirée. Lorsqu'à la 88ème minute, Mohamed Aziz a inscrit le premier but pour Berkane, tout le monde pensait que l'issue de la rencontre était scellée.

Mais c'était sans compter sur l'égalisation de Noussair El Maimouni, deux minutes plus tard. Un final haletant semblable au retournement de situation dont a été victime l'Olympique de Safi, samedi. En moins de deux minutes (89ème et 90ème), Demba Camara sur penalty pour son premier doublé (18') puis Salaheddine Bahi ont sorti le MCO d'un véritable traquenard qui s'est transformé en succès mérité (3-2). Il permet aux hommes de Bernard Casoni de rester à portée d'une qualification africaine. L'OCS continue, pour sa part, de naviguer dans le ventre mou du classement.

Mais seulement trois unités devant le premier relégable, le Rapide Club Oued Zem. Dans une situation très inconfortable, et malgré des frayeurs dans les dernières minutes du temps réglementaire, le RCOZ s'est offert une grande bouffée d'oxygène en s'imposant (3-2) contre la lanterne rouge, la Renaissance de Zemamra. Le DHJ peut en dire autant. Grâce à une réalisation toute en force du surpuissant attaquant kényan Masoud Juma Choka, le DHJ prend un peu de distance sur les bas-fonds du classement. Son adversaire, le Hassania d'Agadir (4ème) a, quant à lui, perdu une occasion en or de mettre la pression sur les équipes qui forment le podium. A cause d'une inconstance chronique, le FUS de Rabat (8ème) et le Chabab de Mohammedia (11ème) ne semblent pas avoir d'aspiration particulière dans ce championnat autre que le maintien, comme en témoigne leur match nul (0-0). Enfin, rappelons que vendredi soir, l'Ittihad de Tanger (5ème) a repris des couleurs en disposant du Youssoufia de Berrechid (2-0).

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