Afrique de l'Est: Somalie et Kenya s'embrouillent sur le commerce du khat

Khat génère tellement d'argent en Éthiopie que le gouvernement semble répugner à lutter contre son utilisation et sa vente.

La Somalie a beau avoir rétabli unilatéralement ses relations diplomatiques avec le Kenya la semaine dernière, les relations sont loin de se réchauffer entre Nairobi et Mogadiscio. La Somalie refuse de lever l'interdiction d'importation de khat en provenance du Kenya, qui de son côté suspend presque tous les vols avec le pays voisin.

L'autorité de l'aviation civile kényane a suspendu ce mardi les vols en provenance et à destination de la Somalie. Selon une note de l'organisme, seules les liaisons humanitaires et les opérations des Nations unies demeurent autorisées.

Le directeur de la KCAA (Kenya civil aviation authority) a expliqué à l'Agence France Presse qu'il s'agissait d'une « décision du gouvernement » mais n'a pas donné davantage de détails.

Cette note a été diffusée après que la Somalie a précisé lundi que l'interdiction d'importation du khat en vigueur depuis un an n'était pas levée, et que les avions en transportant demeuraient non grata dans les aéroports du pays.

La Somalie est un pays de consommation massive de khat, aussi appelée miraa, cette plante euphorisante et addictive que l'on mâche fraiche, et considérée comme une drogue au niveau des instances internationales. Mais c'est au Kenya voisin qu'elle est cultivée, fait vivre des milliers d'agriculteurs, et génère chaque année des dizaines de millions de dollars pour les intermédiaires. Il s'agit donc d'un enjeu économique et social important pour le Kenya.

La Somalie a rétabli le 6 mai ses relations diplomatiques avec son voisin, à l'insistance du Qatar. Mais pour l'instant, il n'est pas question de rencontre entre les présidents Farmajo et Kenyatta. Les deux hommes sont pourtant attendus à Kampala ce mercredi pour assister à la prestation de serment de Yoweri Museveni.

Plus de: RFI

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