Niger: La société civile d'Arlit veut des précisions sur la fermeture de la Cominak

A mine site in northern Saskatchewan. Tanzania expects to start mining uranium by 2011, its energy and mineral minister said.

La société civile d'Arlit, ville minière du nord du Niger, organisait ce jeudi 13 mai une conférence de presse pour rappeler ses inquiétudes sur les conditions de fermeture de la mine d'uranium d'Akouta, propriété de la Cominak (la Compagnie minière d'Akouta), filiale du géant français Orano (ex-Areva), qui a cessé ses activités le 31 mars dernier.

Al-Moustapha Alhaçan, coordonnateur de la société civile d'Arlit, reste sceptique. Il estime que la Cominak n'a pas encore tenu ses engagements sur le démantèlement de l'usine et l'enfouissement des matières radioactives : « Comment va-t-on ensevelir les millions de tonnes du terril qui contient 80 % de la radioactivité exposée actuellement à l'air libre ? C'est cela que nous voulons qu'on nous dise : "Voilà comment cela va se faire et voilà les essais de planches... Combien de mètres de sable on va mettre, combien de mètres de béton on va mettre etc". »

Précisions sur les sous-traitants

Mais il n'y a pas que les conséquences environnementales qui inquiètent le coordonnateur de la société civile. Il s'alarme aussi de la mise à l'écart d'entreprises locales pour participer au démantèlement : « Cominak persiste et signe qu'elle va amener des entreprises extérieures. Et nous pensons que non, des entreprises locales il y en a 150 et ces gens, pour nous, sont capables de démanteler cette usine. L'autre chose que nous demandons à madame la ministre, c'est de nous faire parvenir l'accord qu'il y a eu entre les syndicats de sous-traitants et la Cominak. Là, on sera convaincus. Mais sinon, pour le moment, non. »

Pourtant, la ministre des Mines Ousseini Hadizatou Yacouba expliquait sur RFI qu'un plan d'accompagnement était bien prévu pour les sous-traitants et promettait que les autorités seraient très attentives aux questions environnementales. Mais pour Al-Moustapha Alhaçan, coordonnateur de la société civile d'Arlit, elle doit venir sur le terrain pour rencontrer la population : « Maintenant, nous appelons la ministre à se rendre sur le champ de bataille - si l'on peut dire - parce que pour nous, la population a besoin d'un soutien moral - au moins moral - des autorités. »

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