Mali: Goodluck Jonathan appelle tous les acteurs à travailler main dans la main

Le médiateur de la crise malienne, Goodluck Jonathan, a mené du 9 au 12 mai, à Bamako, une mission d'évaluation de la transition ouverte après le coup d'Etat perpétré en août 2020.

Selon le médiateur de la Communauté des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) dans la crise malienne, « les autorités maliennes risquaient de devoir fixer des priorités étant donné le peu de temps qui leur reste pour mener à bien une transition censée ramener les civils au pouvoir début 2022. »

« Un aspect crucial qui devrait guider un gouvernement qui dispose de très peu de temps, c'est la gestion de ce qui est idéal et de ce qui est faisable dans le délai imparti », a dit devant la presse à Bamako Goodluck Jonathan.

Les militaires et les autorités de transition, installées en septembre-octobre se sont engagés à rendre au bout de dix-huit mois le pouvoir à des civils élus. Ils viennent d'annoncer un calendrier électoral, avec un premier tour d'élections présidentielle et parlementaires le 27 février 2022, ainsi qu'un référendum constitutionnel le 31 octobre précédent.

La mission leur a demandé « de voir les réformes prioritaires qui pourraient être engagées, parce que dix-huit mois, c'est très peu, et que nous sommes déjà au bout de dix mois », a dit Goodluck Jonathan. Il s'agirait de « faire une hiérarchisation des priorités, voir si une révision constitutionnelle est possible, voir si le découpage territorial est possible. Et mettre en place les lois électorales qui pourraient permettre d'avoir une élection crédible », a-t-il ajouté.

Le communiqué final de la mission exprime la « satisfaction » du médiateur devant « des progrès remarquables réalisés » dans la mise en œuvre des recommandations de la Cédéao. Par ailleurs, Goodluck Jonathan a exprimé sa préoccupation face à la résurgence de crispations politiques.

Le médiateur de la Cédéao, Goodluck Jonathan, a appelé tous les acteurs à travailler main dans la main. « Dans une période aussi délicate, l'intérêt supérieur du Mali est ce qui doit prévaloir, et n'adoptons pas des positions extrêmes », a-t-il déclaré.

Signalons que le Mouvement du 5-juin, collectif qui fut en 2020 le fer de lance des contestations, a réclamé la semaine passée la dissolution du gouvernement de transition, ou encore la « relecture » d'un important accord de paix avec certains groupes armés.

Plus de: Les Dépêches de Brazzaville

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