Congo-Kinshasa: Félix Tshisekedi - Vers une candidature à sa propre succession !

Lorsqu'on décrypte attentivement le message du Chef de l'Etat congolais, au temps le plus fort de sa communication à Lubumbashi, les analystes aux esprits fébriles ont noté, sans nul doute, son intention à présenter au peuple congolais, le moment venu, une nouvelle vision à l'horizon 2023.

En des termes à peine voilés, cette déclaration, à elle seule, dévoile une vue partielle de sa propension à mériter encore de la confiance du peuple congolais dans la perspective, pour lui, de se maintenir dans son strapontin actuel, au summum de l'Etat en RD. Congo.

Mercredi 12 mai dernier, alors qu'il revenait de Kampala où il a participé à la cérémonie d'investiture de Yoweri Kaguta Museveni, pour son sixième mandat en 35 ans d'exercice continu du pouvoir, Félix Tshisekedi, visiblement à l'aise devant des grappes humaines mobilisées pour l'écouter, a réitéré sa volonté à restaurer la paix partout en RD. Congo, changer de paradigme dans la gestion économique et financière de la Res Public et améliorer le social des congolais jusqu'aux confins.

Il a pris, pour exemple, sa décision consistant à instituer l'état de siège comme l'une des mesures les plus importantes dont la mise en œuvre permettrait, à coup sûr, d'éradiquer les groupes armés dans l'Est du pays, plus particulièrement, au Nord-Kivu et Sud-Kivu. Et, progressivement, les Fardc et la Police Nationale, ainsi déployées, agiront avec fermeté pour défendre la patrie jusqu'au bout.

Au passage, il a considéré tous ceux qui se montrent hostiles à la nomination des gouverneurs militaires et de leurs adjoints policiers comme des "sorciers" au service du mal dont les discours inadaptés au contexte du moment ne méritent même pas d'être entendus, ni écoutés. "Na kangi matoyi (Je ferme les oreilles)", a-t-il déclaré en substance, comme pour manifester son aversion contre des discours sessionnistes, partitionnistes, séparationnistes ou divionnistes.

Il est allé plus loin, le même jour, jusqu'à exiger la revisitation des contrats miniers léonins pour mettre un terme au paradoxe qui fait des investisseurs étrangers des milliardaires alors que les congolais, eux, croupissent dans la misère indescriptible.

Dans les prochains jours, ainsi qu'il a répété encore hier, jeudi 13 mai 2021 à Kolwezi, cette détermination ne souffrira d'aucune ombre de variation. Il en appelle à l'implication ainsi qu'à la mobilisation de tous les congolais derrière les FARDC et la Police Nationale, pour sortir, une fois pour toutes, des affres des groupes armés dont la présence pernicieuse et les atrocités inhumaines n'auront été qu'un des facteurs à la base du sous-développement aux conséquences multiples.

A l'œil et au doigt, il tient à cette lutte, comme de sa propre clé de réussite pour le maintien de la paix, sécurité et de l'ordre public en RD. Congo.

Plus de: La Prospérité

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