Cote d'Ivoire: Lutte contre les armes légères et de petits calibres - Les organisations membres du Rasalao-Ci renforcent leurs capacités

Le Réseau d'actions sur les armes légères en Afrique de l'ouest, section Côte d'Ivoire (Rasalao-Ci) vient d'initier un important projet au profit de ses membres.

Dénommé : « Renforcement des compétences et des capacités du Rasalao-Ci en matière de contrôle démocratique du secteur de la sécurité en Côte d'Ivoire, en tenant compte du genre », le projet permettra de former 90 acteurs de la société civile, membres du Rasalao-Ci, pendant 12 mois, à Abidjan et banlieue, ainsi qu'à Bouaké, Daloa, Duékoué et Grand-Béréby.

La cérémonie de lancement officiel a eu lieu le 14 mai, au siège de la Commission nationale de lutte contre les armes légères et de petits calibres (ComNat-Alpc), à Angré 7e tranche. C'était en présence du président de la ComNat-Alpc, Commissaire divisionnaire major de Police Léon Djokouéhi ; du représentant du partenaire financier "Liane 2", Ntonga Mvondo Léonard, Chef d'équipe de monitoring du programme, et de plusieurs acteurs, membres du Rasalao-Ci.

A l'occasion, le président de Rasalao-Ci, Koffi Tchédoh Sylvère, s'est félicité de l'aboutissement de ce projet qui va permettre de renforcer les capacités et les compétences des membres du Rasalao-Ci « qui en ont vraiment besoin », pour mener avec efficacité leurs missions.

« Cette initiative est une opportunité pour le Rasalao-Ci de contribuer à la création d'une gouvernance plus inclusive du secteur sécuritaire et par ricochet un environnement propice au développement. Cette action devrait s'inscrire dans la durée avec une implication de toutes et de tous, en raison de la complexité et des défis dudit secteur ».

Dans une présentation, Victorien N'Taye Aka, secrétaire général de Rasalao-Ci, a souligné que ce projet financé par le Programme d'appui à la société civile de l'Union européenne, Liane 2, à hauteur de 25 millions de FCfa, permettra au Rasalao-Ci de contribuer à la création d'un environnement propice à la participation de la société civile, au contrôle démocratique du secteur de la sécurité en Côte d'Ivoire, en tenant compte du genre.

Pour sa part, le Commissaire divisionnaire major de Police Léon Djokouéhi, président de la ComNat-Alpc, a salué cette initiative qui, dira-t-il, s'inscrit dans la vision de l'Etat. « Pour l'Etat, il était nécessaire d'assurer les libertés individuelles mais en même temps, la sécurité des populations. Il est évidemment difficile d'assurer la sécurité des populations sans toucher à leur liberté individuelle, étant entendu que les terroristes se fondent dans la société. C'est pourquoi, place a été faite à la société civile, dans le cadre de la lutte contre les armes légères en Côte d'Ivoire », a-t-il affirmé.

Selon lui, en s'appuyant sur les organisations de la société civile, l'Etat espère trouver une solution à cette problématique, tout en renforçant sa gouvernance.

Plus de: Fratmat.info

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