Afrique: Préparatifs de la CAN Edith-Lucie-Bongo - Ondimba - Le temps joue contre les Diables rouges

La préparation des Diables rouges seniors dames à la troisième édition du Challenge Edith-Lucie-Bongo-Ondimba prévue du 11 au 20 juin au Cameroun a été au menu de la réunion d'urgence le 12 mai entre le ministre des Sports et de l'Education physique Hugues Ngouélondélé et les dirigeants de la Fédération congolaise de handball.

Au cours de la réunion, Younes Tatby, le sélectionneur, a dévoilé les raisons pour lesquelles il s'est engagé pour le Congo. Le Marocain veut qualifier le Congo à la phase finale de la Coupe du monde. « Si j'ai accepté de venir travailler pour le Congo, c'est pour faire des résultats et aller à la Coupe du monde. C'est une mission kamikaze au début... On a pris ce défi et je suis venu pour partir à la Coupe du monde », a-t-il déclaré.

Toutes les conditions devraient être réunies pour relever un tel défi à commencer par la bonne préparation. Mais, le temps et les circonstances ne plaident malheureusement pas en faveur des Diables rouges seniors dames. A moins d'un mois de compétition, la préparation des seniors dames congolaises entamée depuis le 27 février a pris un train de retard. Les Diables rouges ne sont pas encore outillées, a souligné César Dzota. L'incertitude règne aussi quant à la participation des joueuses de la diaspora.

Les moyens devraient être débloqués pour permettre au sélectionneur d'avoir l'effectif à la taille de ses ambitions d'autant plus que les filles sur lesquelles compte Younes Tatby, réclament leur prime de naturalisation. Selon le diagnostic fait par lui, il y a une classe d'écart entre la République démocratique du Congo et le Cameroun qui comptent respectivement neuf et dix athlètes qui jouent en D1 sur le Congo qui n'en compte que quatre qui évoluent en D2. Malgré ce constat, le sélectionneur est motivé par ce grand challenge qu'il entend relever avec elles.

Le technicien marocain a toutefois prévu un plan B en cas d'absence des joueuses de la diaspora. « J'ai un autre plan B avec les joueuses locales. On va se battre avec elles mais on doit être clair. Qu'est-ce que nous voulons avec ces filles locales ? Est-ce qu'on cherche les résultats ? Si oui, il nous reste 24 jours exactement de la compétition. On va se préparer tranquillement », a-t-il assuré.

Les Diables rouges devraient se contenter d'une préparation locale. Tous les projets des matches de préparation avec l'Angola et la Tunisie sont tombés dans l'eau. L'Angola, a souligné le sélectionneur, est repartie en Pologne. Ce qui pourrait fausser les données. « On reste ici pour faire des matches amicaux. Est-ce que c'est suffisant pour aller en Coupe du monde ? Je ne pense pas. Je suis sous la politique sportive du ministère des Sports. Est-ce qu'on veut un développement du handball congolais. Ainsi, on va travailler pour toucher tous les axes du développement ou bien on veut juste partir pour faire de la figuration. Je ne suis pas venu pour ça. Mais, si on fait un projet de deux ans, ça peut avancer », a-t-il commenté.

Le ministre rappelle les dirigeants de la Fécohand à l'ordre

Le handball congolais traverse aujourd'hui une situation très délicate marquée par l'annulation le 13 avril par la Chambre de conciliation d'arbitrage et du sport des élections ayant élevé César Dzota à la tête de la Fécohand. Ce dernier a été en suite abandonné par les membres du comité exécutif qui ont tous démissionné dans le but de sauver le handball congolais des éventuelles sanctions de la fédération internationale. Au cours de cette réunion, Hugues Ngouélondélé a haussé le ton. « Vous êtes un groupe de copains et entre vous, vous disputez la place, ôtes-toi pour que je m'y mette parce que vous pensez que l'Etat est une vache à lait des fédérations pour mettre les gens dans les bonnes conditions. Le but recherché c'est-à-dire d'emmener le sport vers le haut n'est plus votre préoccupation. Le sélectionneur est là pour nous aider mais malheureusement, il arrive dans une fédération où les gens ne pensent pas comme lui. Il vient pour tirer la discipline vers le haut, mais vous êtes dans les querelles de positionnement, d'argent. Du coup, la discipline vous ne vous en occupez pas», a déploré le ministre des Sports et de l'Education physique.

Et de poursuivre : « Les gens ne viennent plus dans les fédérations pour l'interêt du sport mais pour leurs intérêts personnels. L'Etat ne doit plus continuer à mettre de l'argent dans les tonneaux vides ou des trous sans fin. Arrêtez vos querelles sinon c'est le sport qui prendra le coup », a-t-il insisté.

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