Congo-Kinshasa: Myriam Abedi - " L'ONGD Ma famille en or milite pour la lutte contre la pauvreté par la création des projets"

interview

Journaliste et psychologue de formation, Myriam Abedi, présidente de l'ONGD Ma Famille en or (MFOR) travaille actuellement comme éducatrice des enfants en Ecosse au Royaume Uni. Vivant à l'étranger depuis de décennies, Myriam Abedi n'a pas coupé le cordon ombilical avec la RDC, son pays. Attachée à ses racines congolaises, elle s'est engagée, à travers son ONGD, à redonner le sourire aux enfants orphelins, aux filles mères, aux jeunes désœuvrés et aux femmes victimes de toutes formes de violences. Dans un entretien qu'elle a accordé au Courrier de Kinshasa, cette mère de deux enfants explique les raisons de son engagement à la cause des démunis.

Quelles sont les motivations qui vous ont poussée à créer cette ONGD ?

Nous avons toujours été convaincues du potentiel et ressources tant humain que naturel dont notre pays regorge. Nous sommes aussi convaincues que c'est une bénédiction de posséder autant de ressources malheureusement, nous faisons partie de la génération de ceux là qui n'ont jamais bénéficié de ces ressources naturelles. Voila pourquoi nous avons pensé mettre en place cette structure pour pouvoir initier des projets en vue de renverser cette courbe du sous-développement que ce pays a toujours traversée et donner de l'espoir à ceux qui viendront après nous pour un avenir radieux.

Quelle est la vision de MFOR?

La vision de MFOR est d'accompagner les initiatives individuelles et collectives pour un développement durable. C'est ainsi que nous œuvrons dans la lutte contre la pauvreté en créant des micro-projets dans le secteur de l'éducation et de la santé et en portant assistance aux orphelins et personnes vulnérables qui ont toujours été marginalisés dans notre société. La lutte contre la pauvreté est notre priorité. Nous croyons sincèrement que pour lutter contre la pauvreté, il faut investir dans les ressources humaines particulièrement la jeunesse. Voila pourquoi nous voulons commencer par soutenir les enfants les plus vulnérables comme les orphelins.

A lire votre statut, MFOR a une connotation chrétienne. Pourquoi cette spécificité ?

Nous sommes toutes au service de Jésus-Christ, notre Seigneur et Sauveur et voilà, nous voulons seulement accomplir la mission que Christ nous a confiée et mettre en pratique les écritures que nous lisons et les enseignements que nous suivons au quotidien, car nous savons que nous rendrons compte, un jour, à notre créateur.

Un an après la création de MFOR, quel est à votre actif ?

Nous avons beaucoup de projets en gestation pour le moment. Notre priorité était de régulariser notre statut pour nous permettre d'entamer des projets très ambitieux sur le terrain en vue de soutenir les personnes les plus vulnérables dans notre société. Nous comptons investir, par la grâce de Dieu, sur l'encadrement des enfants orphelins et autres enfants désœuvrés, sans oublier la santé et le projet agro-pastoral.

Pourquoi MFOR accorde une attention particulière aux orphelins alors qu'il y a beaucoup d'autres catégories d'enfants vulnérables ?

Notre projet à long terme est d'apporter un soutien à toute catégorie des vulnérables si possible. Donc, nous ne visons pas seulement des enfants. Néanmoins, nous commençons par les orphelins, car c'est un appel divin que nous voulons respecter.

Vous êtes partie d'un groupe privé whatsapp pour devenir une ONG avec un statut agréé et un règlement d'ordre intérieur. A quoi est due cette mutation.

Nous avions toujours eu cette pensée encrée en nous, celle d'assister les personnes vulnérables et de voir notre peuple et surtout notre jeunesse bénéficier enfin des ressources dont ils entendent toujours parler. Cette vision remonte à plusieurs décennies en arrière alors que nous étions toutes presque adolescentes ou jeune adultes. On a eu le temps de grandir, de mûrir nos idées et nous avions compris que le temps est venu pour que nous puissions concrétiser notre vision qui était en fait un fardeau que le Seigneur nous a mis à cœur depuis plusieurs années.

Je voudrais aussi rappeler que nous n'avions pas commencé seulement par un groupe Whatsapp mais plutôt par un groupe d'intercession depuis qu'on était encore sur le banc de l'école. Ayant toutes en commun la foi en Jésus Christ comme notre Seigneur et Sauveur, malgré que nous appartenons à différentes dénominations religieuses, nous nous retrouvions pour prier et nous soutenir les unes des autres. Cela avait raffermi notre relation. Même si nous sommes éparpillées à travers le monde, le lien que le Christ a bâti en nous ne s'est jamais éteint. Voilà après plus de deux décennies, nous avions décidé de mettre ensemble les talents que Dieu a mis en chacune d'entre nous pour pouvoir soutenir les autres.

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