Maroc: Les séparatistes privent la famille de Lamâadla Zroug de l' aide alimentaire du HCR

Pour participation au sit-in organisé devant l'hôpital de Logrono exigeant la traduction de Brahim Ghali en justice

Le Polisario, dans une mesure de représailles, a puni la famille de Lamâadla Zroug en raison des dénonciations par sa fille de la situation des droits de l'Homme, de l'enlèvement et de l'assassinat de son père par les tortionnaires du Polisario.

Ainsi, la direction du Polisario a délibérément décidé de priver la famille de l'aide humanitaire fournie par le Hautcommissariat pour les réfugiés dans les camps de Tindouf. Et ce afin de faire pression sur elle en vue de la pousser à intervenir pour empêcher l'activiste de poursuivre sa lutte visant à exiger un procès contre Brahim Ghali. Lamaâdla Zroug, on s'en souvient, c'est cette jeune femme qui, devant le Conseil des droits de l'Homme à Genève, avait porté plainte contre les dirigeants du Polisario qui, selon elle, avaient kidnappé et assassiné son père alors qu'elle n'était pas encore née.

Elle s'était refugiée en Mauritanie avant de trouver asile en Espagne abandonnant les membres de sa famille à la merci du Polisario et ses dirigeants dont elle sait qu'ils sont responsables de graves violations commises à la fois contre des Sahraouis et des Mauritaniens. Considérée comme l'une des figures de proue de l'opposition à la direction du Polisario, Mâadla ne cesse de mener une campagne féroce pour exiger que les responsables de l'assassinat de son père soient traduits en justice pour répondre des crimes contre l'humanité perpétrés contre des Sahraouis et des Mauritaniens. La plus récente des activités de Lamâadla qui a provoqué l'ire de la direction du Polisario est sa participation au sit-in devant l'hôpital de Logrono exigeant un procès contre Brahim Ghali qui y est soigné et qui a profité de son traitement en terre espagnole pour s'attaquer au Maroc et promouvoir l'illusion d'une guerre dans la région.

A peine a-t-il émergé de son coma, ce dernier a adressé un message aux habitants des camps de Tindouf, à l'occasion de l'Aïd al-Fitr dans lequel il a seriné sa sempiternelle haine du Royaume et son indicible propagande destinée à couvrir le revers qu'a subi le Polisario depuis la libération du passage d'El Guerguarate par les Forces Armées Royales et la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Depuis son entrée en terre espagnole à bord d'un avion présidentiel algérien et son hospitalisation sous une fausse identité, moult manifestations ont dénoncé cette présence.

C'est ainsi que plus de 100 organisations, associations et acteurs collectifs représentant les membres de la communauté marocaine résidant en Espagne ont lancé un appel à la justice espagnole pour saisir «l'opportunité historique» de sa présence illégale pour le traduire en justice et mettre fin à son impunité et à celle de ses complices. Brahim Ghali est, en effet, poursuivi par la justice espagnole pour génocide, meurtre, torture et disparition et fait l'objet d'un mandat d'arrêt depuis 2008.

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