Cameroun: Nlongkak - S.O.S pour le foyer-école des aveugles

Malgré son étroitesse, près de 100 enfants y vivent dans des conditions pas toujours faciles.

Le foyer-école des enfants aveugles, malvoyants et abandonnés Daniel Rouffignac au quartier Nlongkak est dans un piteux état. Ce sont de vieilles feuilles de tôles soutenues aux extrémités par des planches qui servent de portail. Dans la petite cour de la concession, deux hangars font office de salles de classe. A l'intérieur, le spectacle est encore plus désolant.

Le sol du salon commence à se décaper, dans un coin sont disposés des lits à étage et quelques berceaux. La table est occupée par un tas de vêtements. La plupart des contre-plaqués du plafond menacent de tomber. À l'aile gauche de la maison, des chambres en planches ont été aménagées pour faire plus de place aux 100 enfants qui habitent le lieu. Agés de 0 à 18 ans, c'est sous la responsabilité d'Edwige Mbazoa Atangana, 95 ans que ces enfants abandonnés et pour la plupart malvoyants passent leur quotidien.

Ici, chaque matin, excepté le week-end, c'est une ambiance d'école qui règne. Les enseignants arrivent à 7h30. Et donnent cours jusqu'à 15 h. Après les cours, le lieu épouse à nouveau l'atmosphère de foyer. Avec des heures d'études, de visionnage, de bain au programme sous la supervision de deux maîtresses de foyer. La fondatrice, Edwige Mbazoa Atangana explique que « Les enfants commencent de la Sil jusqu'au cours moyen II à la maison, après l'obtention de leur Cep, ils vont dans les collèges et lycées de la place. Bien évidement, il faut gérer les frais de déplacement », raconte la dame âgée. Côté alimentation, c'est également un casse-tête. « Il faut préparer des fûts de nourriture pour nourrir les enfants. Cela est possible grâce aux nombreux dons des bienfaiteurs », fait savoir la fondatrice.

Edwige Mbazoa Atangana est depuis plus de 60 ans au service des enfants handicapés. « Mon fils est né avec un retard mental. Il était interné au centre des handicapés Emile Leger d'Etoug-Ebe. C'est ainsi que je me suis lancée dans la prise en charge des enfants handicapés avec l'aide de Daniel Rouffignac, retraité de l'armée de l'air française », raconte la fondatrice. C'est en 1997 qu'elle a ouvert le foyer, aujourd'hui, elle se dit fatiguée et a besoin d'une relève.

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