Tunisie: Coupe de la CAF - Le CSS manque sa sortie à domicile face à la JSK - Le penalty qu'il ne fallait pas rater !

Quand on joue le haut niveau, on ne provoque pas un penalty pour le rater. Chawat était à côté de la plaque.

Il n'était pas le seul...

C'est un weekend sportivement raté par nos deux représentants en compétitions continentales interclubs, le CSS, en particulier, défait à domicile en quart de finale aller de la Coupe de la CAF. Pourtant, les Sfaxiens avaient tout pour réussir leur manche aller des quarts de finale de la C3 africaine. Une entame de match plutôt équilibrée avec en prime de bons arguments offensifs. Une prestation encourageante durant la première mi-temps au point qu'on a cru à un certain moment que le fameux choc psychologique avait opéré et que Hamadi Daou a trouvé la bonne parole pour motiver moralement sa troupe et la préparer comme il se doit sur le plan mental. Sauf que la réalité du terrain nous a livré sa réalité : le travail entrepris par Hamadi Daou durant les quelques jours qui ont précédé la rencontre n'a fonctionné que durant une mi-temps. Firas Chawat, qui a fait le plus difficile en provoquant un penalty, n'est pas allé jusqu'au bout. Il a raté lamentablement (et ce n'est pas la première fois !) son penalty.

Le tournant !

En ratant le penalty à la 44', Firas Chawat a donné une autre tournure au match. Il a démontré également que le travail entrepris sur le plan mental (s'il avait lieu avant le match) n'a pas été efficace. Car Chawat (il lui est arrivé de rater des penalties avant l'arrivée de Hamadi Daou) n'a pas bénéficié du travail spécifique dont il aurait dû bénéficier avant le quart de finale aller. Un avant-centre qui rate lamentablement un penalty aussi décisif : voilà la cause principale de l'échec du CSS dimanche devant la JS Kabylie.

Dans le camp adverse, l'attitude était tout autre. Les Algériens ont su profiter de leurs moments forts du match avec une bonne entame de la deuxième période de jeu, ponctuée par un penalty transformé par Rédha Bensayah après une heure de jeu, précisément à la 61'. En bons gestionnaires, les Algériens ont su gérer la dernière demi-heure de jeu, sachant fermer toutes les issues menant à la cage d'Oussama Benbout. Pourtant, ce n'est pas la faute des attaquants sfaxiens qui n'ont cessé d'attaquer durant les vingt dernières minutes de la rencontre. Mais c'était trop tard. Il ne fallait pas rater le penalty obtenu à l'ultime minute de la période initiale. Un penalty qui, s'il avait été transformé, aurait donné une autre tournure au match.

Bref, les Sfaxiens n'étaient pas suffisamment préparés mentalement, ni tactiquement d'ailleurs, pour préparer leur manche aller des quarts de finale de la Coupe de la CAF. La naïveté des dirigeants sfaxiens de miser sur le fameux choc psychologique en faisant appel aux services de Daou était l'une des causes de l'échec de l'équipe dimanche. Ils ont commis la même erreur pour la deuxième fois durant la même saison : choisir le mauvais moment pour changer d'entraîneur.

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