Tunisie: Domaine public maritime - Quand des hôteliers s'approprient les plages !

La commission conjointe chargée de la mise à jour de la loi organisant le domaine public maritime a tenu une réunion, jeudi 6 mai, au siège du ministère du Tourisme sous la présidence de Mme Lamia Kahia, cheffe de cabinet du département.

Cette réunion de la commission conjointe était une occasion pour examiner les moyens, de nature à développer cette loi afin de pouvoir préserver le domaine public maritime et le littoral, et le prémunir contre tous les risques, comme l'érosion marine et la disparition des dunes. Ces phénomènes naturels ont été à l'origine de la diminution des superficies des plages. L'objectif est d'assurer la pérennité des plages qui constituent une richesse nationale et un composant essentiel dans l'attraction des touristes vers la destination Tunisie.

D'où la nécessité de trouver des solutions adéquates pour la situation des établissements touristiques, notamment ceux qui exploitent le domaine public maritime. En plus des phénomènes naturels, l'industrie du tourisme affecte également le littoral, dans la mesure où certains hôteliers n'hésitent pas à exploiter une partie de la plage qu'ils ont annexée sans autorisation à leur établissement.

La plage clôturée

Récemment, la commune de Sousse a pris des mesures dissuasives à l'égard du propriétaire d'un hôtel qui n'a pas hésité à exploiter une partie du domaine public. D'où la nécessité de faire preuve de vigilance pour rappeler à l'ordre toute personne qui ose mettre la main, de façon illégale, sur le bien commun que sont la plage et le littoral. Ces hôteliers vont jusqu'à installer une clôture sur la plage pour éviter l'entrée des vacanciers qui sont considérés comme des «intrus».

Les municipalités situées dans tout le littoral sont appelées à effectuer régulièrement des opérations de contrôle sur le domaine public maritime pour s'assurer qu'il n'est pas exploité indûment par des hôteliers soucieux d'agrandir leur domaine de travail sans prendre l'autorisation des services compétents. Le domaine public maritime est également exploité par les cafetiers qui concluent des conventions avec les communes au cours de la saison estivale pour exploiter une partie déterminée de la plage, mais qui assurent des extensions par la suite sans demander l'avis ni l'autorisation des services municipaux.

La situation doit donc être examinée dans son ensemble en révisant le cadre juridique en vigueur pour délimiter les responsabilités et éviter les abus constatés à chaque début de haute saison. La commune a la possibilité et le droit de démolir toute construction illégale sur la plage qui est réservée, en principe, aux citoyens qui ne sont pas obligés de payer le prix fort pour accéder à la plage.

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