Sénégal: Médias et communication - Le Burkina Faso veut s'inspirer de l'expérience sénégalaise

Une délégation du ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement du Burkina Faso est arrivée, hier, à Dakar, pour une visite de travail de quelques jours. Les autorités burkinabè comptent s'inspirer du modèle sénégalais dans le domaine de la communication et des médias.

Le «Pays des hommes intègres» veut s'inspirer de l'expérience sénégalaise en matière de communication et des médias. Une forte délégation du ministère de la Communication et des Relations avec le Parlement du Burkina Faso séjourne à Dakar, depuis hier, et ce jusqu'au 21 mai. Les deux parties ont déjà effectué une première séance de travail sous la présidence du Secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication du Sénégal. Habib Léon Ndiaye a expliqué que cette visite traduit l'excellence des relations de coopération entre les deux pays. Selon lui, ce partage d'expériences peut être bénéfique pour l'ensemble des parties prenantes.

Au Sénégal, la délégation burkinabè va faire une série de rencontres parmi lesquelles une visite à la Rts, au Centre d'études des sciences et techniques de l'information (Cesti) de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Fonds de promotion de l'industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica) de la Direction de la cinématographie. À cela s'ajoutent une rencontre avec Excaf, Africa New consulting ainsi qu'une visite à la Société sénégalaise de presse et de publication (Sspp) « Le Soleil » et à la Sn-Aps. Il y aura aussi une séance de travail sur l'environnement juridique et réglementaire qui soutient les activités de la Télédiffusion du Sénégal (Tds) avec des discussions autour du cadre normatif qui organise la Télévision numérique terrestre (Tnt) au Sénégal.

S'inspirer du modèle sénégalais

Ce programme de séjour chargé se traduit par l'intérêt que le Burkina Faso accorde à ce qui se fait au Sénégal, en l'occurrence les politiques de l'État dans le domaine des Médias et de la Communication. Notre pays s'est engagé à faire du secteur de la communication, entre autres, un vecteur pour la consolidation de la démocratie, la promotion de la diversité des expressions culturelles, le renforcement de la cohésion nationale. Cette ambition a été matérialisée autour de cinq priorités dont l'accélération du processus de basculement vers la Tnt, l'accélération de la finalisation des textes d'application de la loi sur la publicité, l'assainissement de la presse ainsi que le renforcement et la modernisation de la gouvernance des entreprises de presse.

Le Secrétaire général du ministère de la Communication et de Relations avec le Parlement du Burkina a indiqué qu'ils sont venus au Sénégal pour s'enquérir «de ce qui se fait de bien et de mieux» et s'inspirer, en même temps, du modèle sénégalais en matière d'organisation du secteur des médias et de la communication. Rabankhi Abou-Bakr Zida a reconnu que le Sénégal a des chantiers «assez intéressants» dans ce domaine. Si le Burkina Faso a une loi pour la presse écrite, une autre pour la presse audiovisuelle et une dernière pour la presse en ligne, M. Zida évoque une absence de recul nécessaire pour faire les genres de chantiers notés au Sénégal. Il a aussi évoqué la caducité des textes de loi.

Pendant son séjour à Dakar, la délégation burkinabè va multiplier les rencontres sectorielles pour apprendre et voir dans quelle condition, il faudra adapter, une fois de retour au pays, les bonnes pratiques apprises au Sénégal. Parmi les questions suscitant un intérêt particulier chez les Burkinabè, figure la Tnt. Ils veulent voir et constater d'eux-mêmes, comment, aujourd'hui, notre pays est en train de réussir la mise en œuvre de ce programme, de cette technologie.

Cette première réunion avec le ministère sénégalais de la Culture et de la Communication a été une occasion de présenter les orientations et programmes du département, mais aussi de répondre aux différentes questions des hôtes du jour.

Plus de: Le Soleil

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