Burkina Faso: Député Rasmané Daniel Sawadogo, fondateur de la CNP

interview

« Il est nécessaire de garantir un processus électoral juste et équitable, libre de toute corruption »

Il est ingénieur et expert immobilier de l'école professionnelle polytechnique de Paris. Il est également de la première promotion de Master 2 en passation de marchés publics de l'ENAREF, en partenariat avec l'université Laval de Canada. Et il est encore à la recherche d'autres diplômes. Mais ces volets de l'homme sont moins mis en exergue que son côté homme d'affaires et fondateur du parti la Convention nationale pour le progrès (CNP). Son nom : Rasmané Daniel Sawadogo. Député à l'Assemblée nationale et juge titulaire à la Chambre d'appel de la Haute Cour de Justice. Natif du Sanmatenga, il est l'invité de « Mardi Politique » de ce jour.

«Comment se porte aujourd'hui le député Rasmané Daniel Sawadogo ?

Comme vous le constatez, je me porte à merveille par la grâce de Dieu (rires).

Aux dernières élections, votre parti, la Convention nationale pour le progrès (CNP), malgré sa jeunesse, a eu deux postes de députés, notamment dans le Sanmatenga et le Namentenga. Qu'est-ce qui a fait votre force dans cette zone ?

Ne voyez pas la jeunesse du parti en tant que tel, mais plutôt ses têtes de proue. Zambendé Théodore Sawadogo qui a été élu au Namentenga, a été quand même commissaire politique au niveau du CDP pendant plus de 20 ans. Moi qui travaille dans l'ombre, je suis dans le sillage politique depuis plus de 20 ans également. Je pense que c'est une reconnaissance des populations à notre égard non pas parce que c'est la CNP, mais c'est ce que nous avons fait à leurs côtés.

Elles souhaitent que nous continuions à travailler sur le terrain dans leurs intérêts. Je profite pour dire merci à tous ces électeurs et je rassure les jeunes et les femmes que je reste toujours dynamique à leurs côtés pour relever les défis du développement. Notre force, c'est notre dynamisme sur le terrain et c'est le terrain qui commande la manœuvre.

Vos détracteurs pensent que vos résultats aux législatives, montrent que votre parti est local. Que leur répondez-vous ?

Comme vous le dites si bien, il s'agit de propos de détracteurs. Il s'agit donc d'un procès d'intention. Je dois dire qu'en obtenant deux sièges de députés, la Convention nationale pour le progrès (CNP) se présente comme une force qui compte et qui va compter sur l'échiquier politique national.

Quel est aujourd'hui le niveau d'implantation territoriale de votre parti ?

Je dois dire que la CNP s'enracine progressivement dans les différentes localités du Burkina Faso. Nous sommes en pleine préparation de notre congrès dont vous serez situé sur la date en temps opportun. Nous sommes à pied d'œuvre pour le tenir dans le contexte des prochaines municipales. Vous le constaterez de vous-même, les congressistes viendront des 13 régions du Burkina Faso. A l'occasion, nous allons faire l'évaluation exacte de notre niveau d'implantation sur le territoire national.

Mais votre parti enregistre déjà des démissions en son sein. N'est-ce pas inquiétant ?

Ce sont des remous logiques, après une élection. Tous les partis politiques vivent le même problème, y compris le parti au pouvoir. C'est la vie courante politique. En politique, il y a des gens qui viennent avec des ambitions personnelles et la plupart des jeunes adhérents qui occupent les réseaux sociaux, monnayent leur activisme. Ils n'adhèrent pas à un parti pour son idéologie mais plutôt pour faire du commerce.

Cela fait que juste après les élections, s'ils ne trouvent plus leur compte, ils vont ailleurs. Que ce soit avant ou après les élections, les démissions surviennent toujours. Autant, chez nous, il y a des démissions que je respecte parce que nous avons eu à travailler ensemble, autant nous recevons aussi des démissionnaires d'autres partis. Chacun essaie de trouver là où il peut créer un espace qui lui convient pour pouvoir peut-être continuer à monnayer ses compétences.

C'est connu de tous les partis. On peut aussi dire que c'est une question de positionnement parce que tous les partis ne pourront pas tenir tête aux grands partis pour les élections municipales à venir. Parce qu'avec le redécoupage territorial, si le nombre de communes augmente, il y en a qui voudront aller dans des partis pour avoir la chance de se faire élire maires. Vous allez constater qu'après l'élaboration des listes, il y aura des démissions et après des congrès, il y a des démissions et des adhésions.

Dans tous les cas, je respecte les démissionnaires parce qu'un jour, on peut se retrouver en ce sens que la politique, c'est le domaine du possible par excellence. Je ne mets jamais de barrière envers un démissionnaire d'autant qu'il peut être un adversaire aujourd'hui et demain, un allié de taille avec qui nous pouvons mener un combat politique. Je pense tout de même que ce qui paye en politique, c'est la constance et la loyauté. Imaginez quelqu'un qui a fait cinq partis dans sa vie, quelle expérience il en tire ? Quand vous recevez quelqu'un qui est à son 5ème parti, pensez-vous qu'il sera digne de confiance ? Je travaille avec des gens qui sont loyaux avec moi.

Naturellement, s'il y a quelqu'un à promouvoir, je verrai d'abord parmi mes lieutenants qui sont loyaux depuis des années et qui ont accepté de souffrir avec moi avant de penser à ceux qui sont là pour leurs ambitions personnelles. Pour moi, la valeur d'un homme politique se mesure à la confiance de sa base. Quant au second volet de votre question, nous n'avons aucune inquiétude vis-à-vis des démissions. Bien au contraire, plus il y a des difficultés, plus nous devons remonter le moral.

Et c'est cela aussi la politique ; il y a les hauts et les bas. Nous sommes confiants. La CNP n'a aucun problème au Sanmatenga tout comme ailleurs. Ne vous fiez pas aux réseaux sociaux. Au Burkina Faso tout comme en Afrique, les réseaux sociaux ne sont pas encore au stade de faire gagner les élections. Je ne m'y fie donc pas. Mon électorat n'est pas dans les réseaux sociaux. Un parti qui tient à son avenir, doit construire son propre électorat et nous sommes dans cette dynamique de construire notre propre électorat.

Selon certains observateurs, les partis qui ont eu des postes de députés lors des législatives, sont ceux qui ont dépensé le plus d'argent. Est-ce le cas pour vous ? Et à combien s'est élevé le budget de votre campagne électorale ?

Je ne partage pas tout à fait cet avis. En répondant plus haut à une de vos questions, je vous disais que des partis ont présenté des listes dans des localités alors qu'ils n'y avaient pas d'ancrage. Il y a beaucoup de partis politiques qui ont dû dépenser plus d'argent que nous, mais qui n'ont eu aucun député parce qu'ils n'ont pas su investir ou parce qu'ils ne maîtrisent pas le terrain électoral.

A mon avis, la compétition électorale va au-delà des aspects pécuniaires. Vous pouvez déverser des millions de F CFA dans une localité. Si vous n'avez pas une bonne stratégie de campagne en amont, vous ressortez perdants. Ce qui ne veut pas dire que je ne reconnais pas l'existence de la corruption dans les élections. C'est une réalité dans presque toutes les démocraties à travers le monde. Mais il faudrait peut-être réajuster les textes en fonction de nos réalités sociologiques. En tous les cas, nous ne sommes pas cités dans le rapport du REN-LAC auquel vous faites allusion.

D'aucuns disent que si l'on n'y prend garde, on va vers une monétarisation de la démocratie. Qu'en pensez-vous ?

Je pense qu'il est nécessaire de garantir un processus électoral juste et équitable, libre de toute corruption, intimidation ou autre manœuvre susceptible d'influencer un électeur ou un agent de bureau de vote. Le Burkina Faso dispose des textes qui réglementent les élections, des modes d'inscription sur les listes électorales au financement de la campagne électorale. Peut-être qu'il faut travailler à les appliquer.

Au départ, on vous a vu proche de Kadré Désiré Ouédraogo mais finalement, vous avez créé un parti à vous. Que s'est-il passé entre-temps ?

Kadré Désiré Ouédraogo est un aîné que je respecte beaucoup. Cela dit, je me passe de tout commentaire.

Sous quel signe placez-vous votre mandat de député ?

Je place mon mandat sous le signe de la cohésion sociale et de la stabilité dans mon pays en général et dans la région du Centre-Nord en particulier. D'autant que c'est dans la stabilité et la cohésion sociale que l'on mène des actions en faveur du bien-être de la population et du développement de la mère patrie.

Comment comptez-vous vous y prendre, entre votre mandat de député et celui de juge parlementaire à la Haute Cour de justice ?

Quand je suis à l'Assemblée nationale, je porte mon écharpe de député et à la Haute cour de justice, je porte la toge. Nous avons prêté serment pour dire le droit et nous sommes entourés de juges professionnels. Il n'y a donc pas d'amalgames à faire.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre la majorité ?

C'est une décision souveraine de la CNP.

Soutenez-vous donc le MPP ?

Je soutiens à 100% le président Roch Marc Kaboré et son programme et non le parti MPP. Nous ne sommes pas le seul parti de la mouvance présidentielle. Chaque parti travaille de son côté à être élu, que ce soit aux législatives ou aux municipales. Nous sommes des concurrents sur le terrain électoral mais nous avons un point de vue commun autour de Roch Marc Christian Kaboré et de son programme quinquennal.

Ne craignez-vous pas un unanimisme politique au regard du nombre et du poids des partis politiques qui ont rejoint la majorité ?

Je ne pense pas que nous soyons dans le schéma de l'unanimisme politique qui a prévalu, entre-temps, dans un pays voisin. Cela a d'ailleurs engendré des conséquences politiques dramatiques. Je m'inquiéterais dans notre contexte si le Chef de file de l'opposition décidait de rejoindre la majorité. Mieux, il y a d'autres courants au sein de l'Opposition. Je fais allusion à l'Opposition non affiliée. Tout cela participe de la dynamisation de notre processus démocratique.

Si vous aviez des propositions constructives à faire au MPP, parti au pouvoir, que lui diriez-vous ?

Nous sommes des alliés et nous avons des cadres de rencontre qui nous permettent de faire des propositions constructives pour la réussite du mandat du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Le président du Faso a décidé de faire de la réconciliation nationale, une des priorités de son second mandat. Qu'est-ce que cela vous inspire comme commentaire ?

La réconciliation nationale, ce n'est pas une vue de l'esprit, c'est une nécessité actuellement. Si nous aspirons à vivre en tant que nation, il faut qu'on se réconcilie. Il nous faut nous parler, nous trouver un point commun objectif qui est le développement socioéconomique du Burkina Faso. Nous ne pouvons pas espérer un développement économique et social du Burkina Faso dans la déchirure, la mésentente et dans des positions radicales. Il faut que chacun accepte de mettre un peu d'eau dans son vin pour que nous puissions aller à la réconciliation.

Le chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré, a déjà pris des engagements en créant un ministère en charge de la question. J'ai foi qu'on ira à la réconciliation afin d'apaiser les cœurs des uns et des autres. C'est mon souhait le plus absolu. Ce qui va nous permettre de faire face à l'ennemi commun qui est l'insécurité et de relancer l'économie. Comme vous le savez, sans la stabilité, l'économie ne peut se porter bien.

Il est de plus en plus question du redécoupage du territoire national mais le sujet ne semble pas faire l'unanimité. Quel est votre avis ?

Nous en avons besoin. Le Burkina Faso a un peu pris du retard dans la communalisation. C'est vrai que cela ne passera pas comme une lettre à la poste parce que chacun voudrait avoir une province ou une commune. Je pense que ceux qui ont pris l'initiative, ont mesuré les tenants et les aboutissants. Il faudrait travailler avec tout le monde, pour éviter que ce redécoupage n'entraîne une déstabilisation sociale.

« Contrairement à certaines mauvaises langues, Air Sarada n'a jamais cessé de voler dans le ciel burkinabè et d'ailleurs »

A mon avis, ce redécoupage est nécessaire pour mieux sécuriser certaines zones et mieux peaufiner le développement d'autres. C'est l'étape d'une vie. Quand on naît, on grandit. Le débat étant déjà engagé avec les différentes couches socioéconomiques, je pense qu'il n'y aura pas de difficultés majeures pour y arriver. Je félicite au passage le ministre d'Etat en charge de l'Administration du territoire, Clément Sawadogo, qui est un homme d'expérience et je pense qu'il va réussir cette mission pour l'intérêt du peuple burkinabè.

Quel commentaire faites-vous du regain de l'insécurité au Burkina Faso ?

Il faut dire que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré et le gouvernement, font de leur mieux pour faire face à la situation sécuritaire. Nos braves Forces de défense et de sécurité (FDS) font également de leur mieux, jusqu'au sacrifice suprême pour endiguer ce phénomène d'insécurité qui a repris de l'ampleur aussi bien au Burkina Faso que dans les autres pays voisins.

Personne n'est actuellement à l'abri. Pour l'essentiel, je pense qu'il faut d'abord travailler au retour des déplacés internes dans leurs terroirs avant les prochaines élections. Ensuite, il faut travailler à leur redéploiement qui consiste à leur trouver des activités génératrices de revenus. Les politiciens doivent se dire que ces déplacés ont d'abord besoin de retrouver leur vie d'antan avant de penser aux élections. Je ne dis pas de repousser les élections mais je souhaite que l'Etat mette tout en œuvre pour que ceux-ci puissent retourner chez eux et reprendre leurs activités d'antan. Ce qui va permettre d'organiser les élections dans de bonnes conditions.

Nous avons appris que Air Sarada vient de renouveler sa flotte avec à la clé, des conventions. Pouvez-vous nous en dire davantage en tant que fondateur de ladite compagnie ?

Je suis député à l'Assemblée nationale ; je ne suis donc pas impliqué dans la gestion. Ce que je sais, c'est qu'Air Sarada qui est en fait dans l'aviation d'affaires, est en plein essor. Contrairement à certaines mauvaises langues, Air Sarada n'a jamais cessé de voler dans le ciel burkinabè et d'ailleurs. Si vous voulez de plus amples informations, mieux vaut approcher la Direction générale de la compagnie.

L'on a appris que vous poursuivez des études. De quoi s'agit-il exactement ?

Je suis inscrit à Swiss UMEF University Burkina pour un Master 2 en Sciences politiques, option Médiation, conflits, culture et paix. Je finis ce master d'ici à septembre 2021 pour continuer une thèse de doctorat dans une université parisienne, partenaire de Swiss UMEF University, qui est prête à m'accueillir. Je suis également inscrit dans une école de formation professionnelle de Médiation et d'arbitrage à Paris (France) pour l'obtention d'un Certificat d'aptitude à la profession de la médiation. Au Burkina Faso, par exemple, il y a trop de situations conflictuelles. Je voudrais qu'on ait un mode alternatif de règlements de litiges autre que la juridiction classique. Ce mode de règlement alternatif permet de garder les rapports professionnels ou sociaux après la gestion des conflits.

Vous avez été agréé près les Cours d'appel et tribunaux, précisément en 2002, en qualité d'expert automobile, industriel et immobilier. De plus, vous avez obtenu plusieurs certificats et diplômes dans divers domaines. Pourquoi avoir fait un revirement pour vous former en médiation ?

Vous avez l'art de faire parler les gens. Avant de vous répondre, je voudrais d'abord indiquer que je suis expert au Centre d'arbitrage de médiation et de conciliation de Ouagadougou (CAMCO). Cela dit, mon engagement pour la médiation, est personnel et patriotique. Vous n'êtes pas sans savoir les crises foncières, conflits miniers, crises dans les différentes sociétés, les syndicats, et bien d'autres conflits sociaux et culturels que connaît le Burkina Faso. Il s'agit donc, pour notre part, par l'acquisition de connaissances adaptées et innovantes, de contribuer de façon décisive à la résolution de ces conflits et crises par d'autres alternatives que la justice classique.

Comment arrivez-vous à concilier vos études et vos activités politiques ?

Je dois dire que tout dépend de la bonne maîtrise de son agenda. En plus de la rigueur que fais mienne dans mon planning journalier, je suis entouré de collaborateurs qui ont un sens très élevé des responsabilités qui leur sont confiées. Il s'agit d'un personnel dynamique. Ce qui me facilite beaucoup la tâche. Quand on veut allier le travail, la politique et l'école, c'est une question d'engagement.

Je dois dire que l'instruction n'est pas liée à la vie sociale. Il n'y a pas d'amalgame à faire. Moi j'ai décidé de m'instruire et ce n'est pas ma stabilité sociale qui doit m'en empêcher. Je ne regarde pas mon niveau de vie pour m'instruire. J'ai des ambitions d'aller beaucoup plus loin. Depuis que je suis agréé expert automobile et industriel près les Cours d'appel et tribunaux en 2002, je n'ai jamais cessé de m'instruire. Je prends toujours des cours.

« Pour le journal « Le Pays » qui fête cette année, son 30e anniversaire, je voudrais saluer, à sa juste valeur, la contribution inestimable de ce journal à l'ancrage de la démocratie dans notre pays »

Nous sommes à la fin de notre entretien. Avez-vous un commentaire particulier à faire ?

Je voudrais insister sur la question de la cohésion sociale et de la stabilité de notre pays. Les autorités et les Forces de défense et de sécurité (FDS) font des efforts remarquables pour le retour de la paix, de la sécurité et de la cohésion. Je voudrais saluer ces efforts et inviter l'Etat et l'ensemble des acteurs, à redoubler de vigilance et d'engagement pour le retour total à la normale. Il faut absolument travailler à préserver l'intégrité territoriale de notre pays. Donc, il est important d'accentuer les efforts dans les zones en crise. On ne le dira pas assez.

L'économie d'un pays repose sur sa stabilité. L'un dans l'autre, c'est en étant soudés que nous pourrons construire ensemble notre pays. Vous le savez, on ne peut pas construire le Burkina Faso sans les Burkinabè. Cela dit, je souhaite bon et fructueux mandat au président Roch Marc Christian Kaboré. Pour le journal « Le Pays » qui fête cette année, son 30e anniversaire, je voudrais saluer, à sa juste valeur, la contribution inestimable de ce journal à l'ancrage de la démocratie dans notre pays.

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