Burkina Faso: Tribunal de grande instance Ouaga II - Une nouvelle juridiction au service des populations

Le bâtiment, qui trône désormais dans le quartier Karpala, permettra de rapprocher la justice des justiciables.

Le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a inauguré, hier mardi 18 mai 2021, le nouveau Tribunal de grande instance de Ouagadougou, dénommé « TGI Ouaga II ». Cette infrastructure permettra d'améliorer les conditions de travail des acteurs judiciaires et de rapprocher la justice des populations.

Dans sa politique de rapprochement de la justice du justiciable, le gouvernement poursuit ses efforts de construction d'infrastructures dans le domaine. Sorti de terre dans le quartier Karpala de Ouagadougou, dans l'arrondissement 11, pour désengorger le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou I, le TGI Ouaga II, de standing R+2 extensible en R+4, est bâti sur un terrain d'une superficie de 1,8 km2.

L'infrastructure est composée de 65 bureaux pour le personnel, trois salles d'audience, une salle de réunion, une salle d'archives et une salle de scellés, entre autres. Reliée au centre-ville par une voie nouvellement bitumée, elle a été inaugurée, hier mardi 18 mai 2021, par le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré.

Pour la ministre de la Justice et des Droits humains, Victoria Kibora, ce second TGI dans la capitale (créé en 2014), dont le ressort territorial couvre une province (Bazèga), trois communes rurales (Saaba, Komsilga, Koubri) et quatre arrondissements (6, 7, 11 et 12) de Ouagadougou, rapprochera la justice du justiciable. Sa particularité est qu'en plus de connaître des affaires ordinaires relevant de la compétence d'un TGI, elle abritera le pôle antiterroriste pour la poursuite, l'instruction et le jugement des actes qualifiés de terroristes ou du financement du terrorisme. « Cette compétence donne un aperçu de l'importance d'une telle juridiction dans notre système judiciaire », a fait comprendre Mme la ministre.

Renforcer l'existant

Le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et parrain de la cérémonie, Jean Kondé, a salué l'opérationnalisation de ce tribunal. « La justice n'a de sens que si elle est accessible aux populations. Nous en sommes tous conscients et c'est la raison pour laquelle nous devons tous soutenir les efforts qui sont constamment consentis pour améliorer l'accessibilité de la justice.

La construction de ce 2e TGI dans la ville de Ouagadougou en est une parfaite traduction », a-t-il soutenu. Ce nouveau tribunal, a poursuivi le parrain, vient renforcer l'existant, notamment en capacité d'accueil et contribuera « sans doute » à assurer un traitement « diligent » des dossiers. Aux magistrats et à tout le personnel du TGI Ouaga II, M. Kondé, a rappelé que les besoins et aspirations des populations en matière de justice sont de nos jours, de plus en plus diversifiés et complexes.

« Dès lors, vous devez vous montrer à la hauteur de ces attentes. En tant qu'acteurs de la justice, vous ne devez pas perdre de vue que vous êtes des serviteurs de la société et que la justice est rendue au nom du peuple burkinabè. Le pouvoir qui vous est confié est donc une marque d'honneur et de confiance qu'il faut mériter en permanence », leur a-t-il lancé.

Pour le Premier ministre, l'accès des populations à la justice a toujours été une préoccupation du chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré, qui a la ferme volonté de travailler à la consolidation et au renforcement de l'Etat de droit au Burkina Faso. « La justice en est un des piliers les plus importants. Le gouvernement va donc poursuivre la construction de nouveaux tribunaux dans d'autres provinces et développer le potentiel humain de la justice, pour faire en sorte qu'elle soit plus efficace », a promis Christophe Dabiré.

Plus de: Sidwaya

à lire

AllAfrica publie environ 900 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X