Burkina Faso: SONABHY - Du favoritisme dans un recrutement ?

Alors que le cas de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) n'a pas fini d'alimenter les débats, Kantigui a eu vent d'une suspicion de fraude dans un recrutement à la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (SONABHY).

Selon les informations que Kantigui a en sa possession, un cabinet a organisé l'année dernière, au profit de la Nationale des hydrocarbures, un recrutement de deux juristes de niveau BAC+4 et l'annonce a même été publiée dans le Sidwaya du 24 août 2020.

A l'issue du processus, a-t-on signifié à Kantigui, l'un des deux juristes retenu est titulaire d'un BAC+5, « au détriment de celui qui remplit les conditions de BAC+4 et qui est finalement sur la liste d'attente ». « Que s'est-il donc passé ? », a demandé Kantigui. En guise de réponse, sa source a laissé entendre que les ordres seraient venus « d'en haut ». Pire, a poursuivi l'informateur de Kantigui, le titulaire de BAC+5, qui ne devrait pas prendre part au test pour non-conformité de son dossier, s'est vu reclassé à la catégorie de BAC+5, la plus haute catégorie de l'encadrement supérieur du statut du personnel.

« Sa lettre d'engagement qui ne le déclare pas admis, précise tout de même qu'il a pris part à un test de recrutement de juriste de niveau BAC+4 et que le Directeur général (DG) constate qu'il a un BAC+5, par conséquent, il le reclasse comme tel », a lâché la source de Kantigui qui soupçonne du favoritisme dans ce recrutement. Aux dernières nouvelles, le juriste BAC+4 relégué à la liste d'attente aurait introduit une requête auprès de la SONABHY pour en savoir davantage. Affaire à suivre !

Le maire de Pensa sur la sellette

Lors d'un bref séjour dans le Sanmatenga, le weekend dernier, Kantigui a eu vent d'un dysfonctionnement au sein de l'administration municipale de Pensa. Selon son interlocuteur, depuis le 3 mars 2021, le maire de la commune fait l'objet d'une poursuite judiciaire à la suite des présumés faits de falsifications de documents l'ayant conduit depuis ce jour à la Maison d'arrêt et de correction de Kaya (MACK).

Dès lors, a-t-on signifié à Kantigui, les activités de la mairie fonctionnent au ralenti, surtout pour les documents nécessitant sa signature. Malgré le fait qu'il bénéficie actuellement d'une liberté provisoire pour raison de santé, une partie des conseillers municipaux, le 1er adjoint au maire en tête, demande sa révocation « pour le bon fonctionnement et l'image de la mairie de Pensa ».

« Nous demandons la révocation de Monsieur Sawadogo Issaka en tant que maire et ce conformément au Code des collectivités territoriales à son article 272, alinéa 10 qui stipule que le maire peut faire l'objet d'une révocation en cas de poursuite devant un tribunal répressif », a pu lire Kantigui dans une correspondance, datée du 29 avril 2021, adressée par le 1er adjoint au maire au haut-commissaire du Sanmatenga.

Province des Balé : des mouvements suspects dans la forêt de Soroboli

Depuis quelques temps, les populations de la forêt de Soroboli, dans la commune de Sibi, province des Balé, vivent une peur bleue, a appris Kantigui de sources locales. En effet, plus de la moitié du territoire communal (8 villages) est occupée par une forêt classée, mais le village de Sicaco, particulièrement « englouti » par la forêt, le long du chemin de fer, connaît des activités d'orpaillage.

Plusieurs Personnes déplacées internes (PDI), qui s'y sont installées, profitent faire de l'orpaillage, mais leurs activités menacent sérieusement les eaux du fleuve Mouhoun, a précisé l'informateur de Kantigui. « Ces temps-ci, les populations ont constaté des mouvements d'hommes armés dans la forêt. Ils ont dit aux populations qu'ils ne veulent plus de la pratique de la prostitution, ni la présence de FDS, de koglwéogo ou de dozo dans la zone », a poursuivi la source de Kantigui. Par conséquent, une vraie panique a envahi les populations qui ne savent plus à quel saint se vouer. Il urge donc d'agir pour éviter que ces hommes armés s'installent dans cette commune.

Promotion du genre : le ministère de la Santé interpelé

A la suite d'un arrêté du 2 avril 2021, portant nomination de Médecins-chefs de districts sanitaires (MCD), Kantigui a été interpelé sur ce qui s'apparenterait à de la brimade de l'autre moitié du ciel dans cette décision du ministère de la Santé. En effet, a fait savoir l'interpellateur, sur 30 nominations, seulement trois (10%) sont des femmes (Boussé, Kampti et Baskuy). « Même les districts urbains qui sont généralement occupés par des dames ont été masculinisés.

Pourtant, le ministère a formé de nombreuses femmes médecins en gestion de district sanitaire, critère capital pour occuper le poste de médecin-chef », s'est indignée la source de Kantigui. Pour cette source, même si on estime souvent que certaines femmes médecins refusent des responsabilités en milieu rural à cause de l'éducation des enfants, le ministère aurait pu les nommer dans les districts urbains et les districts centrés sur les Centre hospitaliers régionaux (CHR). « Pourtant le ministre est connu pour son engagement pour la cause de la femme et il le souligne lors de ses discours », a fait savoir la source de Kantigui, qui estime qu'il n'est pas tard de rattraper cette « injustice ».

Le maire de Logobou de retour devant la justice

Il est revenu à Kantigui que le maire de la commune rurale de Logobou (région de l'Est), Kondioa Yonli, a rendez-vous pour la deuxième fois avec à la justice, le 31 mai prochain. En effet, Kantigui se souvient que M. Yonli a fait appel de sa condamnation, le 27 novembre 2019 à 18 mois de prison et 2 millions francs CFA d'amende, le tout avec sursis, par la Chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Diapaga pour des faits de surfacturation et prise illégale d'intérêts dans le cadre de sa gestion de la commune. Au-delà de la question de la bonne gouvernance, a-t-on soufflé à Kantigui, ce rendez-vous judiciaire recèlerait des enjeux politiques. Parce qu'une confirmation du jugement en premier ressort risque de compliquer la situation de ce bourgmestre qui fait face à une forte opposition dans son propre camp.

Kantigui rappelle, en ce sens, que c'est sur plainte de trois conseillers municipaux du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti du maire Yonli, que le procureur a diligenté l'enquête ayant abouti à ce procès. Selon les indiscrétions parvenues à Kantigui, si la condamnation du maire est maintenue, les conseillers frondeurs demanderont au parti, sa mise à l'écart conformément aux dispositions internes sur la bonne gouvernance qui ont prévalu dans la situation du maire de l'arrondissement 7 de Bobo-Dioulasso. Kantigui suit cette affaire avec intérêt.

Bobo-Dioulasso : une famille abandonnée avec son cadavre

A Bobo-Dioulasso, ville connue pour sa légendaire hospitalité et son môgôya (solidarité en langue dioula), Kantigui a appris la triste situation d'une famille dans un quartier. Malade depuis quelques temps, un frère du chef de famille a rendu l'âme, il y a deux weekends. Alerté par des cris et pleurs, les voisins ont donc appris le malheur qui venait de s'abattre sur ladite famille. C'est alors, que les curieux faisaient sortir la tête par les murs ou par le portail entre-ouvert pour comprendre ce qui se passait.

« A la surprise générale, le chef de famille n'a pas reçu de soutien ni de compassion voire la moindre consolation de son voisinage direct ... Ni jeunes, ni vieux, personne ne s'est présenté pour des mots d'encouragement à la famille. Aucun voisin n'a mis pied sous la tente dressée pour accueillir les gens », a regretté la source de Kantigui. Selon les indiscrétions, il a fallu que la famille fasse appel à des parents résidant dans d'autres quartiers de la ville, pour creuser la tombe et procéder à l'enterrement. « Il méritait son sort parce qu'il a toujours foulé aux pieds les règles du vivre-ensemble avec son caractère hautin et son air suffisant. Pire, cette famille n'hésitait pas à tendre une convocation de la police ou de la gendarmerie aux voisins pour des faits banals », a confié une autre source au téléphone.

Destitution avortée du maire de Yaba

Dans un contexte où l'air n'est plus à la sérénité dans plusieurs conseils municipaux, Kantigui a ouï dire que Yaba, commune située à 11 km de Toma dans le Nayala, a vécu une ambiance tendue dans la matinée du mardi 18 mai 2021. En application de la lettre du ministre chargé de l'administration territoriale, appelant au remplacement des conseillers municipaux et régionaux pour raison de nomadisme politique, les élus locaux de la commune de Yaba, devaient procéder au remplacement du maire, Bourma Jean André Paré, pour avoir « migré » du MPP au NTD. Opposé à sa « destitution », certains partisans du maire se sont munis d'armes blanches pour empêcher la tenue de la session, selon une source locale contactée par Kantigui.

En plus de la police et la gendarmerie de Toma, un renfort a été dare-dare dépêché par la compagnie de gendarmerie de Tougan et le camp CRS de Dédougou pour que le pire soit évité. Il y a eu plus de peur que de mal, a rapporté la source de Kantigui, puisqu'au regard de la tension, le maire et ses partisans ont quitté la session. Le quorum n'ayant pas été atteint, l'élection a été reportée. Il se susurre déjà, que parmi les conseillers municipaux, Madou Paré et Rosalie Ki, tous du MPP, sont en lice pour briguer le poste. Pour le moment, le maire Paré garde son fauteuil, mais pour combien de temps ? Kantigui invite les uns et les autres à privilégier l'esprit républicain, gage de cohésion sociale.

La Kompienga hors réseau

Kantigui a capté des informations provenant de la région de l'Est où il semble que la grogne se mêle au désespoir chez les habitants de la province de la Kompienga, qui n'ont plus accès à un des réseaux de téléphonie mobile depuis plusieurs semaines. La grogne des usagers de ce réseau est due au fait que cette compagnie de téléphonie n'a jusque-là entrepris aucune démarche pour expliquer les raisons officielles de cette disparition du signal, encore moins pour rassurer les populations sur d'éventuelles diligences pour résoudre le problème.

Et selon certaines indiscrétions parvenues à Kantigui, d'aucuns entendent intenter une action en justice pour réclamer réparation auprès de la compagnie qui continue de vendre ses services, sans mentionner son incapacité à respecter ses obligations dans cette partie du Burkina. Toujours selon les informateurs de Kantigui, le désespoir est lié au fait que certaines informations indiquent que la panne à l'origine de la perte du réseau se situe sur un pylône localisé dans le département de Kabonga (sur l'axe Fada-Pama), où sévissent des Hommes armés non identifiés (HANI). Kantigui note que la perte du réseau téléphonique s'ajoutant à l'impraticabilité du réseau routier tend à isoler cette province du reste du pays. Il invite donc les autorités à prendre les mesures idoines pour rassurer les populations.

SOS pour les volontaires de l'aéroport !

Il est parvenu à Kantigui que plusieurs dizaines de volontaires recrutés entre mai et juillet 2020, par le ministère de la Santé, dans le cadre de la riposte à la COVID-19, sont actuellement dans le désarroi. Rémunérés dans un premier temps à raison de 10 000 F CFA par jour, ils auraient vu leur rémunération passée dans un premier temps à 7 500 F/jour puis à 5 000 F/jour pendant 10 jours dans le mois.

« Depuis quatre mois, nous avons des arriérés. Le 31 mars, ils sont venus nous dire d'arrêter le travail, sans explication, sans nous payer, sans lettre de remerciement et sans attestation de travail », a témoigné un des volontaires. En frappant à toutes les portes (Bourse du travail, Médiateur du Faso ... ) pour avoir gain de cause, ils ont pu s'attacher les services d'un avocat. Convoqués au Tribunal du travail, le directeur régional de la Santé du Centre aurait fait savoir qu'il s'agit de bénévoles et non de volontaires et qu'aucun contrat ne les lie au ministère. Kantigui espère qu'une solution à l'amiable sera trouvée à ce problème.

Des classes de Sapaga « A » sans toit

Kantigui a été informé de la destruction par un vent, d'une salle de classe de l'école Sapaga «A» dans la Circonscription d'éducation de base de Zorgho I, dans la soirée du mardi 11 mai 2021. Selon l'informateur de Kantigui, un vent violent, accompagné d'une pluie, a traversé le village de Sapaga ce jour-là aux environs de 16h. Le vent a arraché les tôles, tordu les IPN d'une salle du bâtiment abritant les trois classes de CP1, CP2 et CE1. A en croire la source, tous les bâtiments de l'école ont été touchés à des degrés divers. Celui abritant le bureau du directeur et le magasin de stockage des vivres a été secoué, entraînant des fissures dans les murs.

Fort heureusement, les enseignants avaient eu l'idée de libérer les élèves à la vue de la formation pluvieuse. Ainsi, aucune vie humaine n'a été touchée par ce désastre. Toujours selon les sources de Kantigui, depuis la survenue du problème, plusieurs missions se sont succédé dans l'école pour constater de visu les dégâts. Kantigui souhaite qu'une solution soit vite trouvée à cette situation.

Il appelle le ministère en charge de l'éducation nationale à rappeler aux enseignants les mesures à adopter en cas de pluie ou de vent en ce début d'hivernage, car des vents similaires auraient décoiffé une école dans la commune de Boudry et une autre dans la commune de Pouytenga dans le Centre-Est et fait des blessés.

Plus de: Sidwaya

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