Afrique: Allocution liminaire du Directeur général de l'OMS lors du point presse sur la Covid-19 - 3 mai 2021

document

Plus tôt dans la journée, le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé que la flambée la plus récente de maladie à virus Ebola était terminée, trois mois après la notification du premier cas dans le Nord-Kivu.

Le nombre de cas de COVID-19 signalés ces deux dernières semaines dans le monde dépasse celui enregistré pour les six premiers mois de la pandémie. L'Inde et le Brésil représentent plus de la moitié des cas enregistrés la semaine dernière.

Après la France, la Nouvelle-Zélande et la Norvège, la Suède s'apprête à donner un million de doses du vaccin d'AstraZeneca au Mécanisme COVAX, et d'autres pays affichent leur intention de faire de même.

Le déficit de financement du Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 se chiffre actuellement à 19 milliards de dollars des États-Unis. D'après les estimations, il faudra 35 à 45 milliards de dollars supplémentaires l'année prochaine pour vacciner la plupart des adultes de la planète. Les pays du G7 pourraient mobiliser eux-mêmes une partie substantielle de ces fonds et conduire un effort mondial pour accélérer la vaccination dans le monde.

------------------------------------------------------------------------------------

Bonjour, bon après-midi ou bonsoir.

Plus tôt dans la journée, le Gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé que la flambée la plus récente de maladie à virus Ebola était terminée, trois mois après la notification du premier cas dans le Nord-Kivu.

Je félicite les autorités nationales, les agents de santé, les communautés et tout le personnel de l'OMS qui ont participé à ces interventions.

Ces résultats n'ont été possibles que grâce à une approche concertée, globale et cohérente, qui a associé les vaccins et les traitements à des mesures de santé publique éprouvées, appuyées par des communautés responsables et engagées.

La COVID-19 est une maladie très différente, mais l'approche est la même.

Si l'une de ces mesures essentielles fait défaut, le virus s'engouffrera dans la brèche, comme nous l'observons partout dans le monde.

Le nombre de cas de COVID-19 signalés ces deux dernières semaines dans le monde dépasse celui enregistré pour les six premiers mois de la pandémie.

L'Inde et le Brésil représentent plus de la moitié des cas enregistrés la semaine dernière, mais de nombreux autres pays connaissent une situation très fragile.

En Inde, l'OMS fournit des équipements et des fournitures essentiels, notamment des concentrateurs d'oxygène, des fournitures de laboratoire et des hôpitaux de campagne mobiles.

Elle donne également des conseils sur la fourniture de soins à domicile pour les familles qui ne trouvent pas de place dans les hôpitaux.

L'OMS recommande d'administrer de la dexaméthasone aux patients atteints de formes sévères ou critiques de la maladie.

L'OMS et la Fondation pour l'OMS collectent des fonds pour satisfaire aux besoins en oxygène et en fournitures connexes dans le monde entier.

En attendant, nous demandons à chacun de continuer à suivre les conseils de l'OMS et des autorités nationales pour se protéger : se tenir à distance des autres, éviter les foules, porter un masque bien ajusté qui couvre correctement le nez et la bouche, ouvrir les fenêtres, tousser ou éternuer dans un mouchoir en papier ou un vêtement et se laver les mains.

Ce qui se produit en Inde et au Brésil pourrait se répéter ailleurs si nous ne prenons pas toutes les précautions de santé publique que l'OMS préconise depuis le début de la pandémie.

Les vaccins sont un élément de réponse, mais ils ne sont pas la seule réponse.

Vendredi, l'OMS a autorisé l'utilisation d'urgence du vaccin anti-COVID-19 de Moderna, qui devient ainsi le cinquième vaccin à recevoir l'approbation de l'Organisation.

L'autorisation d'utilisation d'urgence est une condition préalable à l'achat et à l'approvisionnement en vaccins par le Mécanisme COVAX. Elle permet aussi aux pays d'accélérer leur propre processus d'autorisation, ainsi que d'importer et d'administrer un vaccin.

En outre, nous sommes heureux de constater que Gavi a signé un accord avec Moderna portant sur 500 millions de doses de vaccin dans le cadre du Mécanisme COVAX.

Ce matin, j'ai rencontré le Ministre suédois de la coordination du développement, M. Per Olsson Fridh, qui m'a informé que la Suède fera don d'un million de doses du vaccin d'AstraZeneca au COVAX.

Tack så mycket à la Suède pour ce don, qui fait suite à des dons effectués par la France, la Nouvelle-Zélande et la Norvège, tandis que d'autres pays affichent leur intention de faire de même. Nous appelons tous les pays à suivre leur exemple et à faire don de vaccins par l'intermédiaire du COVAX afin d'accélérer la distribution et de rendre l'accès plus équitable.

Le COVAX a désormais expédié près de 50 millions de doses à 121 pays et territoires, mais nous continuons de rencontrer de graves problèmes d'approvisionnement.

Si l'on veut résoudre ce dilemme, il faut que les plus grandes économies du monde fassent preuve d'un leadership courageux.

Le mois prochain, les dirigeants des pays du G7 se retrouveront pour une réunion qui pourrait être la plus importante de leur histoire.

Les pays du G7 sont les leaders économiques et politiques de la planète. Ils comptent également un grand nombre de fabricants de vaccins.

Nous ne pourrons résoudre la crise des vaccins qu'avec le concours de ces pays.

Le déficit de financement du Dispositif pour accélérer l'accès aux outils de lutte contre la COVID-19 se chiffre actuellement à 19 milliards de dollars des États-Unis. D'après les estimations, il faudra 35 à 45 milliards de dollars supplémentaires l'année prochaine pour vacciner la plupart des adultes de la planète.

Les pays du G7 pourraient mobiliser eux-mêmes une partie substantielle de ces fonds et conduire un effort mondial pour accélérer la vaccination dans le monde.

Nous sommes confrontés à une menace commune que nous ne pourrons surmonter qu'avec des solutions communes :

partager les ressources financières,

partager les doses et les capacités de production des vaccins,

partager la technologie et le savoir-faire et renoncer aux droits de propriété intellectuelle.

Aujourd'hui, j'ai le grand honneur d'accueillir Gordon Brown, ancien Premier ministre et Chancelier de l'Échiquier du Royaume-Uni.

En tant que Premier ministre, M. Brown a accueilli le sommet du G20 en 2009. Sous sa direction, les pays du G20 se sont engagés à débloquer 1 100 milliards de dollars supplémentaires pour faire face à la plus grave crise économique depuis la Grande Dépression.

Nous sommes aujourd'hui confrontés à une crise encore plus grave, et nous avons besoin de ce genre de leadership.

Gordon, merci infiniment pour votre leadership et merci de vous joindre à nous aujourd'hui. Vous avez la parole.

[GORDON BROWN S'ADRESSE AUX MÉDIAS]

Merci Gordon, et merci encore pour votre vibrant appel aux dirigeants du monde entier.

Enfin, je voudrais évoquer trois journées importantes que nous célébrons cette semaine.

Premièrement, aujourd'hui est la Journée mondiale de la liberté de la presse.

L'OMS est attachée au rôle que joue une presse libre et impartiale pour informer le public et demander des comptes aux gouvernements et aux institutions.

Deuxièmement, mercredi marquera la Journée mondiale de l'hygiène des mains, qui rappelle que la propreté des mains sauve des vies.

Troisièmement, mercredi marquera également la Journée internationale de la sage-femme. Ce sera l'occasion de célébrer le rôle vital que les sages-femmes jouent tous les jours, année après année, et qu'elles ont joué en particulier au cours de l'année écoulée.

Christian, vous avez la parole.

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X