Congo-Kinshasa: Alors que la 3ème vague du Covid-19 s'annonce - Veillées mortuaires : ça recommence !

Pendant que les autorités déploient des efforts en vue d'épargner la population du danger de contamination à la pandémie de coronavirus, qui continue de faire rage à travers le monde, particulièrement éviter que la troisième vague jugée la plus dangereuse n'atteigne les Congolais, curieusement, c'est le moment que certains compatriotes choisissent pour fouler aux pieds les mesures barrières édictées pour stopper la propagation de la maladie.

Parmi les mesures qui sont intentionnellement violées apparait en filigrane celle relative à l'interdiction de rassemblement des masses.

Alors que les funérariums ont été interdits de fonctionnement et leurs propriétaires invités à les transformer à d'autres usages ou exploitations parce que les dépouilles mortelles devraient désormais quitter les morgues directement pour les enterrements, il s'observe depuis quelque temps un retour à la case départ.

Face au zèle doublé de la kinoise dont certaines familles font montre par un exhibitionnisme irréfléchi, les propriétaires véreux des funérariums et autres salles de fêtes ne ratent pas l'occasion de se remplir les poches, tout en sachant que l'offre qu'on leur tend est en violation des décisions de l'Etat.

Comme on peut le constater, les funérariums ont repris de service. On les loue comme par le passé pour organiser des veillées mortuaires. Les gens s'y installent sans côte à côte, comme si les mesures barrières étaient déjà levées. Tout se passe comme si la maladie était déclarée complètement finie. La seule différence est l'absence de la dépouille dans la salle. Mais, tout le reste est en place : catafalques, chaises, musique, etc. La photo du défunt (défunte) est placée à l'avant-plan.

Le silence de l'autorité urbaine étonne !

Par ailleurs, il est étonnant et incompréhensible de voir l'autorité urbaine, qui devait intervenir et le cas échéant sanctionner les opérateurs économiques récalcitrants, affiche plutôt l'indifférence face à la situation. Tout se déroule à la barbe des officiels qui sont censés faire respecter les décisions du gouvernement. L'Hôtel de ville donne l'impression d'être seulement préoccupé par des dossiers lucratifs plutôt que de s'occuper de la santé des administrés.

Car, les gens font remarquer que pour faire déguerpir les vendeurs du Marché Central l'autorité avait fait diligence, quand bien même il n'y avait aucune urgence parce que les travaux n'ont toujours pas démarré plusieurs mois.

Il est temps que le gouvernement central prenne ses responsabilités face à cette situation avant qu'il ne soit tard. Dom

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