Congo-Kinshasa: Dénonçant l'irrégularité de sa déchéance du gouvernorat du Kasaï Central - Alex Kande réagit à travers l'ouvrage «Ma part de vérité»

Près de 4 ans après sa déchéance comme gouverneur de la province du Kasaï Central, qu'il juge irrégulière et en violation de la loi, Alex Kande Mupompa a décidé de rompre le silence. C'est au cours de la cérémonie de vernissage de son livre intitulé «MA PART DE VÉRITÉ sur la motion de censure de l'assemblée provinciale du Kasaï Central qui a fait triompher le mal le 04 octobre 2017», suivie d'une conférence de presse, organisée hier jeudi 20 mai à Sultani hôtel qu'Alex Kande s'est exprimé pour la première fois sur sa déchéance intervenue en octobre 2017.

A travers ce livre de 447 pages, produit à l'Édition Malandji et préfacé par le professeur Grégoire Bakandeja wa Mpungu, Kande Mupompa explique les péripéties de la situation ayant conduit à son écartement de manière cavalière de la tête de la province.

Dans ce livre de deux chapitres riches en illustrations, l'auteur dénonce toutes les manœuvres mises à contribution par le régime passé, qu'il qualifie de stratégie de son éloignement et muselement. Il présente aussi son bilan de gestion ainsi que des projets de développement qu'il avait initiés, dont certains n'ont pas pu être réalisés à cause du «coup» monté contre lui.

Parmi les grands projets de développement qu'il avait initiés, il y a notamment la construction de la route Kananga - Kalamba Mjuji pour permettre aux opérateurs économiques non seulement du Kasaï Central mais aussi l'ensemble de l'espace Grand Kasaï de dédouaner leurs marchandises à partir du port maritime angolais de Lobito, voie plus avantageuse en termes de temps pour le commerce extérieur. Alex Kande dit s'être personnellement impliqué pour la matérialisation du projet. Des contrats ont été pris, lesquels ont abouti à la construction de nombreux kilomètres de route par une entreprise chinoise sans que la province ni le pouvoir central ne verse un seul sou. Projet devenu réalité et dont personne n'ignore l'importance au plan économique.

Un autre projet initié par Alex Kande Mupompa est la création de la société «ENERKAC SA» avec la construction de la centrale photovaltaique dont il regrette l'attitude de ses successeurs qui continuent de garder la ville de Kananga dans le noir, alors que tout est en place pour que la ville soit éclairée !

Parce que l'entreprise sud-africaine MEGATRON avait fait le travail et tout est en place pour que la ville Kananga soit alimentée en électricité.

Dans le premier chapitre, qui traite de la motion de censure de l'assemblée provinciale, l'auteur démontre comment le complot a été monté contre lui, avec le concours de certains politiciens du terroir, ennemis du développement. Après avoir préparé quelques députés provinciaux, les comploteurs s'étaient appuyés sur le vice-gouverneur pour réaliser leur forfait.

En vue de mieux asseoir le complot, le gouverneur sera appelé à Kinshasa pour consultation, où il sera bloqué sans qu'aucun motif lui soit notifié. Chaque fois qu'il voulait regagner Kananga, on l'en empêchait sans lui dire les raisons. Finalement, après pressions, une autorité de l'époque lui confiera qu'elle avait reçu l'ordre d'en-haut de ne pas le laisser voyager pour Kananga. C'est pendant ce temps que l'assemblée provinciale avait réalisé le coup.

Dans le chapitre II qui met en exergue les réponses d'Alex Kande Mupompa aux préoccupations soulevées dans la motion de censure, il attaque les irrégularités et la violation de la Constitution ayant marqué la démarche de l'organe délibérant.

C'est le député national Gaston Kalubi qui a procédé à la présentation de l'ouvrage «MA PART DE VÉRITÉ sur la motion de censure de l'assemblée provinciale du Kasaï Central qui a fait triompher le mal le 04 octobre 2017».

L'arrêt de la Cour se fait toujours attendre

Dans son mot de circonstance, Alex Kande a expliqué brièvement comment les choses s'étaient passées. Ayant appris la décision de l'assemblée provinciale, il avait saisi la Cour de Cassation, qui malheureusement, n'a jamais examiné sa requête. Pour sa part, s'estimant lésé, surtout considérant tout ce qui s'était passé comme atteinte à sa dignité et à son honneur, Alex Kande Mupompa réclame réparation. Pour ce faire, l'arrêt de la Cour est plus que jamais attendu. Dom

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