Burundi: Au moins trois morts dans des attaques

Vue de Bujumbura, capitale du Burundi.

Les attaques aux grenades dans trois localités de Bujumbura ont fait aussi plusieurs blessés et n'ont pas été revendiquées. Gitega dénonce le terrorisme.

La présidence de la République et les ministères chargés de la sécurité qualifient ces attaques de terroristes ! Mais ils appellent en même temps la population à la sérénité.

"On a entendu l'explosion. On était en train de discuter quand on a vu des éclairs devant nous. Tout le monde s'est couché. Certains sont morts d'autres ont été blessés et sont toujours à l'hôpital."

Des populations terrifiées

Toujours terrifié par les jets de grenades, Marc Niyondiko s'efforce de décrire l'attaque à la grenade dont il a été le témoin sur un parking de bus au nord de Bujumbura, la capitale économique.

Les autorités parlent donc d'attaques terroristes. Et de motifs politiques. Ces attaques arrivent en effet alors qu'une réunion du comité consultatif permanent de l'ONU chargé des questions de sécurité en Afrique centrale s'est ouverte mardi à Bujumbura et doit se clôturer vendredi.

Mais Junior Kariyo, serveur d'un cabaret proche d'un lieu d'explosion, pense, lui, à autre chose.

"Il n'y a pas de politique. Ils savent bien où se rafraîchissent les acteurs politiques mais pas dans notre cabaret. Ce sont des gens qui visent d'autres intérêts sectaires", indique Junior.

Sérénité, unité...

"Je suis attristé par ceux qui souhaitent faire retourner le Burundi en arrière à travers le terrorisme. Je console les familles qui ont perdu les leurs, suite à cette barbarie. Je souhaite le rétablissement aux blessés. Je demande à tous les Burundais de rester sereins. L'unité c'est notre victoire", a écrit sur les réseaux sociaux le président Evariste Ndayishimiye.

Sur les réseaux sociaux, les dénonciations de ces attaques fusent de partout. Politiciens, acteurs de la société civile, confessions religieuses et autres.

Attristé, Jean-Marie Vianney Gateretse, chargé des affaires administratives au parti Alliance pour la Paix le Démocratie et la Réconciliation, dénonce des attaques aux mobiles politiques :

"Le partie APDR a accueilli avec tristesse cette forme de terrorisme. Nous voyons que c'est un acte lâche, inhumain et criminel compte tenu des lieux où ces grenades ont été jetés. Alors que le Burundi se prépare à accueillir les représentants africains pour la réunion du COMESA, nous voyons que ces attaques sont une forme de perturbation de cette réunion."

La Police dit avoir ouvert les enquêtes pour traquer les assaillants et les châtier.

Plus de: DW

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