Afrique: Allocution liminaire du Directeur général de l'OMS lors de la table ronde stratégique sur le pilier 1 du treizième programme général de travail - 26 mai 2021

Excellences, chers collègues et amis,

Il y a deux ans, les États Membres ont adopté le treizième programme général de travail de l'OMS.

Le premier de ses trois objectifs est de voir un milliard de personnes supplémentaires bénéficier de la couverture sanitaire universelle d'ici à 2023.

Notre but est d'aider les pays à mettre en place des systèmes de santé résilients reposant sur des soins de santé primaires solides.

Alors, où en sommes-nous ?

Selon le rapport mondial de suivi de la couverture sanitaire universelle 2019, le niveau moyen de couverture des services est en progression depuis 2000.

Si les tendances actuelles se poursuivent, nous prévoyons que, d'ici à 2023, 290 millions de personnes supplémentaires auront accès à des services de santé de qualité sans être confrontées à des difficultés financières.

Nous sommes donc en retard de 710 millions par rapport à notre objectif de voir un milliard de personnes supplémentaires bénéficier de la couverture sanitaire universelle.

Le monde entier est très en retard, et la situation a relativement peu évolué dans certains domaines clés.

Les progrès dans la lutte contre les maladies non transmissibles marquent le pas, en particulier dans les pays à faible revenu.

Des lacunes importantes subsistent dans l'accès aux médicaments essentiels et à d'autres produits de santé, comme les antibiotiques, l'insuline et les médicaments destinés à la prise en charge de la douleur et aux soins palliatifs.

La résistance aux antimicrobiens est en train de réduire à néant des avancées durement acquises.

Et les pauvres sont menacés de manière disproportionnée par les dépenses de santé directes catastrophiques.

Comme vous le savez, la pandémie a révélé que de nombreux systèmes de santé ne disposent pas des moyens ni de l'organisation nécessaires pour protéger la santé de la population.

C'est là le résultat de nombreuses années de désinvestissement ou de sous-investissement.

Au-delà de la maladie et des décès qu'elle a causés directement, la pandémie de COVID-19 a gravement perturbé la fourniture de nombreux services de santé essentiels.

Le deuxième cycle d'une enquête par sondage réalisée par l'OMS montre que, dans la majorité des pays interrogés, au moins 25 % des services sont perturbés.

On note toutefois quelques signes d'amélioration. Le nombre de pays signalant des perturbations dans au moins 75 % des services a reculé, passant de 24 % à 8 % en six mois.

Si la pandémie a entravé nos efforts collectifs en vue de l'instauration de la couverture sanitaire universelle, elle a également montré l'importance de cet objectif et la raison pour laquelle nous devons faire preuve d'encore plus de détermination pour y parvenir.

De plus, nous vivons une période de soutien politique sans précédent en faveur de la couverture sanitaire universelle.

Ainsi, en 2019, à l'Assemblée générale des Nations Unies, les dirigeants mondiaux ont adopté la Déclaration politique de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle.

Lors de cette même Assemblée, l'OMS et 11 partenaires multilatéraux ont présenté le Plan d'action mondial pour permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous, dont le but est d'améliorer la collaboration pour aider les pays à progresser vers la couverture sanitaire universelle et les autres cibles des objectifs de développement durable liés à la santé.

Toujours en 2019, les législateurs d'un grand nombre de pays représentés à l'Assemblée de l'Union interparlementaire ont adopté une résolution sur la couverture sanitaire universelle, dans laquelle ils se sont engagés à tirer parti du pouvoir des parlements pour intégrer les engagements politiques dans le cadre juridique et réglementaire de sorte à faire de la couverture sanitaire universelle une réalité.

Sur la base de ces engagements et des enseignements tirés de la crise de la COVID-19, l'OMS reste déterminée à travailler avec tous les États Membres pour renforcer les soins de santé primaires, accroître l'accès équitable aux services, réduire les dépenses à la charge des patients et faire avancer la couverture sanitaire universelle.

Je vous remercie.

A La Une: Organisations Internationales et l'Afrique

Plus de: WHO

à lire

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X