Afrique: Les services du FMI et la République Démocratique du Congo ont trouvé un accord au niveau des services sur un plan de financement de 1.5 Md de dollars américains sur trois ans

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Les communiqués de presse de fin de mission contiennent des déclarations des équipes des services du FMI qui rendent compte de leurs conclusions préliminaires après leur visite dans un pays. Les avis exprimés dans la présente déclaration sont ceux des services du FMI et ne correspondent pas nécessairement à ceux du conseil d'administration du FMI. À partir des conclusions préliminaires de cette mission, les services du FMI établiront un rapport qui, sous réserve de l'approbation de la direction, sera présenté au conseil d'administration pour examen et décision.

Washington, DC: En réponse à une demande des autorités de la République Démocratique du Congo (RDC), une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Mauricio Villafuerte, chef de mission pour la RDC, a tenu des réunions à distance du 6 au 27 mai pour discuter du soutien financier du FMI au programme de réforme économique des autorités.

A la fin de la mission, M. Villafuerte a fait la déclaration suivante :

« Les services du FMI ont achevé des entretiens avec les autorités à propos d'un programme à moyen terme qui pourrait être appuyé par les ressources du FMI, à hauteur d'environ 1,5 milliard de dollars, au titre de la facilité élargie de crédit (FEC).

« L'économie de la République Démocratique du Congo a été durement affectée par la pandémie du COVID-19. On estime que le PIB n'a augmenté que de 1,7% en 2020 malgré l'expansion du secteur extractif de près de 10%, et pourrait augmenter de 4,9% en 2021. La pandémie a eu un impact négatif sur les finances publiques (recettes et dépenses), l'inflation a culminé à 15,7% en glissement annuel en août 2020, parallèlement à une dépréciation rapide du franc congolais. Le pacte de stabilité signé entre la Banque Centrale du Congo (BCC) et le gouvernement, le décaissement au titre de la facilité de crédit rapide (FCR) en avril 2020 (voir communiqué de presse du FMI n° 20/182 ) et le soutien supplémentaire d'autres partenaires au développement ont contribué à stabiliser la situation et à combler les déficits de financement, mais d'importants besoins de financement budgétaire et extérieur subsistent à moyen terme.

« Le programme à moyen terme des autorités est axé sur le soutien à la reprise post-COVID-19 et la relance du programme de réformes pour augmenter et soutenir une croissance inclusive et réduire la pauvreté, conformément aux priorités du gouvernement énoncées dans le Plan national de développement stratégique 2019-23. Plus précisément, le programme vise à créer un espace budgétaire pour les dépenses et les investissements sociaux indispensables, à renforcer le cadre monétaire et la supervision financière, et à améliorer la gouvernance et la transparence économiques. Le soutien financier du FMI devrait également catalyser le soutien financier d'autres partenaires du développement et aider à stimuler les investissements du secteur privé.

« La politique budgétaire dans le cadre du programme vise à accroître la mobilisation des recettes intérieures. Des objectifs ambitieux de recettes à moyen terme seront soutenus par une stratégie globale de mobilisation des recettes reposant à la fois sur l'administration fiscale et sur des mesures de politiques fiscales, notamment le rétablissement du bon fonctionnement de la TVA et la rationalisation des dépenses fiscales ainsi que des recettes non fiscales. Cela devrait ouvrir la voie à une augmentation des dépenses sociales, notamment dans les secteurs de la santé et de l'éducation, ainsi qu'à une augmentation des investissements publics, tout en préservant la viabilité de la dette. La composition des dépenses sera améliorée en limitant les dépenses non prioritaires et en améliorant la budgétisation des dépenses salariales et pour les pensions de retraite.

« Les autorités visent à renforcer et à moderniser la politique monétaire et les cadres de réglementation et de surveillance afin de maintenir l'inflation à un niveau modéré et stable, de renforcer la stabilité du secteur financier et de favoriser l'inclusion financière. Elles s'engagent à renforcer l'autonomie de la banque centrale en mettant la composition de son conseil d'administration en conformité avec la loi sur la banque centrale de 2018 et en régularisant l'encours du crédit au gouvernement. En outre, les autorités réviseront le cadre des réserves obligatoires et mettront fin à l'octroi d'avances et de garanties de la BCC au gouvernement.

« L'amélioration de la gouvernance et la lutte contre la corruption sont essentielles, avec un accent continu sur la gestion des ressources extractives, sur l'amélioration de la gestion des finances publiques et sur la lutte contre le blanchiment d'argent. Nous nous félicitons de l'engagement des autorités à renforcer les principales institutions de lutte contre la corruption, notamment la Cour des comptes et l'Inspection générale des finances. Elles reconnaissent l'importance d'améliorer le climat des affaires et d'attirer les investissements privés pour favoriser une croissance économique forte et inclusive.

« La mission a eu des entretiens avec le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, le Mnistre des Finances Nicolas Kazadi, le Ministre du Budget Aimé Boji, le Ministre de la Santé Jean Jacques Mbungani Mbanda, la Ministre du Portefeuille Adèle Kahinda Mayina, le Gouverneur de la BCC Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, d'autres hauts fonctionnaires, des partenaires au développement, des représentants du secteur privé et d'organisations de la société civile. La mission remercie les autorités congolaises pour leur coopération et leurs discussions constructives. »

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