Congo-Kinshasa: Une journée des casques bleus célébrée sous le signe d'une jeunesse engagée pour la paix et la sécurité

communiqué de presse

« Les opérations de maintien de la paix des Nations Unies contribuent à entretenir la paix dans certains des lieux les plus dangereux du monde ». Dans son message diffusé à l'occasion de la célébration de la journée internationale des casques bleus, le secrétaire général de l'ONU a rendu hommage à ces femmes et hommes qui ont choisi de consacrer leur vie à « protéger les personnes vulnérables et aider à construire la paix ».

Actuellement, ils sont 85 000 membres du personnel civil, de police et militaire déployés dans plusieurs pays du monde dont la République démocratique du Congo, où une importante mission de maintien de la paix travaille aux côtés des autorités congolaises pour ramener la paix dans plusieurs zones déchirées par la violence des groupes armés.

Une tâche difficile que les soldats de la paix essaient de remplir avec dévouement et courage. Et parfois au risque de leur vie.

C'est pour eux que plusieurs cérémonies ont été organisées le 28 mai dans certaines villes du pays.

A Kalemie, à Bunia et à Beni notamment, on a rendu hommage aux casques bleus notamment à ceux qui sont morts au service de la paix.

Le chiffre est éloquent. Plus de 4 000 Casques bleus ont perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions dans le monde, dont 211 en servant au sein de la MONUSCO.

« Leur service et leur sacrifice ne seront jamais oubliés », écrit António Guterres dans son message.

« Nous reconnaissons les sacrifices »

Le 10 mai dernier, une casque bleue malawite a perdu la vie lors d'une attaque d'un groupe armé contre une position temporaire de la MONUSCO dans le territoire de Beni. Ce n'était pas la première fois.

Des soldats de la paix sont engagés aux côtés de l'armée congolaise pour restaurer la paix dans ce territoire de l'Est de la RDC qui fait face à la violence des rebelles ADF depuis de nombreuses années. Plusieurs y ont perdu la vie.

« Nous reconnaissons les sacrifices qu'ils sont en train de consentir pour la région de Beni et à travers le monde. Nous reconnaissons ce sacrifice-là », a déclaré vendredi le maire de Beni, Modeste Muhindo Bakwanamaha, au cours de la cérémonie organisée à l'aéroport de Mavivi à l'occasion de la journée internationale des casques bleus.

Comme le chef de bureau adjoint, le commandant adjoint de la brigade d'intervention de la MONUSCO et l'officier qui représentait l'armée congolaise à cette cérémonie, le maire de Beni a également déposé une gerbe de fleurs au pied du monument aux morts.

Les jeunes

Cette année, les jeunes sont au cœur de la journée internationale des casques bleus.

« La voie vers une paix durable : mobiliser le pouvoir de la jeunesse en faveur de la paix et de la sécurité » est le thème de la journée.

« En République démocratique du Congo, la MONUSCO aide les jeunes qui courent le risque d'être recrutés par des groupes armés, en leur proposant des solutions viables et durables, plutôt que de recourir à la violence », écrit dans son message le secrétaire général de l'ONU.

Lors de la cérémonie organisée à Mavivi, des jeunes élèves ont été associés. La plus jeune d'entre eux, Niclette 7 ans, a déclamé un poème.

« Je ne suis ni de l'Amérique

Moins encore du Pacifique

Mais je suis la colombe lointaine,

Messagère de la Paix.

Soldate de la Paix,

Salvatrice des Vies.

Mon pays n'est pas où je suis née

Mais celui où je meurs.

Ma famille n'est pas mes frères

Mais ces orphelins d'ailleurs », a récité la jeune fille devant un public ému.

Des réponses aux questions des jeunes

A Bunia aussi, les jeunes ont été associés à la célébration de la journée internationale des casques bleus des Nations Unies.

Plus de 500 étudiants ont pris part samedi 29 mai à l'Université Shalom à Bunia à une conférence-débat au cours de laquelle ils ont eu la possibilité de poser des questions sur le travail de la MONUSCO.

Des responsables de la mission onusienne ont notamment expliqué aux jeunes étudiants ce que la MONUSCO a fait depuis son arrivée au pays en 1999. Un travail qui, sans être parfait, a permis cependant le retour de la paix dans certaines zones du pays, la stabilisation et la mise en place d'Institutions démocratiques. Ce qui a permis le désengagement de la partie Ouest du pays. La mission va quitter la région du Kasaï dans quelques jours et le Tanganyika, l'année prochaine.

Finalement, si certains sont demeurés sceptiques quant à « l'utilité de la MONUSCO », d'autres, en revanche, ont affirmé avoir enfin compris le véritable rôle de la Mission onusienne.

« C'était vraiment très intéressant parce que beaucoup d'entre nous étions ignorants avant. On ne savait pas ce que nous disions sur la MONUSCO, il y a trop de commentaires négatifs sur la MONUSCO, les gens parlent de la MONUSCO sans savoir ce qu'elle est venue faire au Congo... Mais cette conférence m'a permis, de comprendre ce qu'est la MONUSCO, quelle est sa mission ici en RDC », a ainsi témoigné Solange AMUNAZO, étudiante de 2e année de Licence en Gestion des Entreprises à l'Université Shalom de Bunia.

Hommages aux 11 casques bleus tués au Tanganyika

Leurs noms ont été égrenés au cours d'une cérémonie sobre et solennelle. Les onze casques bleus décédés au cours de leur service pour la paix dans le Tanganyika entre 2001 et 2021. Une minute de silence a été observée et une gerbe de fleurs a été déposée en leur mémoire.

En plus des unités de la police constituée jordanienne, les membres de la police des Nations Unies du secteur Kalemie (UNPOL), une dizaine d'agents de la police congolaise en formation au quartier général de la MONUSCO se sont joints à la manifestation.

Au cours de cette cérémonie organisée à la place du mémorial au quartier général de la MONUSCO à Kalemie, le chef de bureau Jacob Mogeni, a remercié chaque composante du bureau pour son professionnalisme et son engagement au service de la paix. Il a également lu le message du secrétaire général des Nations Unies.

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