Afrique: Initiative covax contre le coronavirus - Plus de 115 000 doses pour le Burkina

UNICEF supply officer Mohamadou Sy at the airport in Abidjan where a shipment of COVAX COVID-19 vaccines are offloaded.

Figurant parmi les 92 pays bénéficiaires de l'initiative covax, le Burkina Faso a reçu un premier lot de 115 200 doses gratuites de vaccin contre la covid-19 dans la soirée du 30 mai 2021 à l'aéroport international de Ouagadougou.

Après avoir remercié les partenaires qui ont concouru à la réception des premières doses de vaccin et dit attendre d'eux plus d'engagement afin que toute la population burkinabè puisse en bénéficier, le Pr Charlemagne Ouédraogo, ministre de la Santé, a fait cas des personnes prioritaires qui seront concernées par la campagne de vaccination ; laquelle débutera le 2 juin.

« Pour ce qui concerne les 115 200 doses que nous venons de recevoir, nous avons un plan qui nous permettra de nous adresser aux couches très vulnérables, notamment les professionnels de la santé et les personnes qui vivent avec des comorbidités donc susceptibles de faire des formes graves de la covid-19 (personnes souffrant d'hypertension artérielle, de diabète, d'insuffisance rénale, entre autres).

A ces personnes, il y a 92 000 doses qui leur sont destinées. Nous avons également prévu 20 000 doses pour ceux qui iront au pèlerinage afin qu'ils puissent recevoir les deux doses dans un intervalle requis. Nous avons également réservé 3000 doses pour les personnes travaillant dans les ONG à l'intérieur du pays et pour le personnel de l'ensemble de l'organisation du système des Nations unies et bien d'autres, en attendant que les prochaines doses nous parviennent dans les semaines à venir », a indiqué le ministre.

Et de poursuivre que la vaccination est volontaire et se fera au niveau des CHU (Centres hospitaliers universitaires), des CHR (Centres hospitaliers régionaux), des hôpitaux de district, des CMA (Centres médicaux avec antenne chirurgicale), et dans les CSPS des communes pour que ce redéploiement suive les chemins classiques des vaccins.

A la question de savoir pourquoi le Burkina a tardé avant de recevoir ses premières doses contrairement à certains pays voisins, le ministre déclarera que cette réception se fait au bon moment et que chaque pays a sa stratégie. Pour lui, il n'y a donc pas lieu de faire des comparaisons. « Il n'y a plus beaucoup de cas, mais pourquoi faire la vaccination ? », se sont interrogés d'autres.

« Si nous devons regarder quelles sont les maladies qui endeuillent nos populations, s'il y a un classement, on ne classera même pas la covid-19 en 200e position. Elle est très loin derrière le paludisme, la mortalité infantile, les accidents de la circulation mais si nous voulons savoir la maladie qui nous a empêchés de sortir depuis que nous sommes nés, celle qui a cloué économiquement notre pays et lui a fait perdre plus de 1000 milliards de recettes, la covid-19 occupera la première place », a déclaré le Pr Charlemagne Ouédraogo.

Selon ses propos, si le Burkina Faso a adhéré à la vaccination contre la covid-19, c'est parce que ce n'est pas seulement une question sanitaire mais transversale. C'est ce qui l'a amené à s'allier au « combat mondial depuis 2020 et à présent avec l'arrivée du vaccin ».

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Plus de: L'Observateur Paalga

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