Congo-Kinshasa: La dernière éruption du Nyiragongo ?

Selon des informations en circulation dans les milieux des vulcanologues tant congolais qu'étrangers qui étudient les dernières données sismiques à Goma, mais à prendre avec le maximum de réserve, le volcan Nyiragongo serait en voie de s'éteindre. Il semble que son stock de laves afficherait le niveau zéro. Son cratère serait complètement à sec.

L'éruption du samedi 22 mai 2021 pourrait être inscrite comme la dernière dans l'histoire de ce volcan qui culmine à plus de 3000 mètres du sol.

On attend, le Nyiragongo fait encore peur à travers les secousses sismiques qui s'observent encore à Goma. LP

COMMUNIQUÉ DE L'OBSERVATOIRE VOLCANOLOGIQUE DE GOMA ET DE SES PARTENAIRES SCIENTIFIQUES

Nouvelles observations :

Les données actuelles de sismicité et de déformation du sol continuent d'indiquer la présence de magma sous la zone urbaine de Goma avec une extension sous le lac Kivu.

La sismicité et la déformation se poursuivent. Bien qu'en sismicité au-dessus du niveau de base est toujours enregistrée, l'énergie dissipée par ces séismes continue de décroître.

La localisation des séismes et la direction des déplacements GPS indiquent un arrêt ou une pause de la propagation de l'intrusion magmatique vers le Sud. Une diminution des vitesses de déplacement mesurées par le réseau GPS semble confirmer ces observations. Toutefois, le manque de résolution des réseaux GPS et sismologique, lié à la présence du lac, ne permet pas d'exclure une éventuelle migration future de l'intrusion vers la surface.

Cette diminution dans le taux d'énergie sismique relâchée, ainsi que dans les vitesses GPS, ne peut pas encore être interprétée comme indiquant la cessation de l'activité volcanique. Lors des phases d'activités volcaniques, des périodes de plus forte activité sismique alternent souvent avec des phases de sismicité plus faible.

Un premier survol a été effectué ce jour. Il a révélé la présence d'un panache sommital chargé de cendres, probablement lié à des effondrements de certaines parties internes au cratère, lesquelles peuvent provoquer des retombées de cendres dans les régions avoisinantes. Un second survol a montré l'existence de fractures fumantes parallèles aux fractures éruptives du 22/23 mai, dont la date de formation et la signification exacte restent à évaluer.

La possibilité d'une éruption à terre ou sous le lac ne peut toujours pas être exclue pour le moment, d'autant que certaines éruptions peuvent advenir avec peu de précurseurs.

Plus de: Le Phare

AllAfrica publie environ 800 articles par jour provenant de plus de 130 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X