Cameroun: Patrimoine immatériel de l'Unesco - Les arguments du Ngondo

Le dossier technique évalué depuis hier à Douala par le directeur du Patrimoine et l'Inspecteur général du Minac.

La candidature du Ngondo (festival des peuples sawa) au le patrimoine immatériel de l'Organisation des Nations unies pour l'Education, la Science et la Culture (Unesco), vient de franchir un pas important. Des experts du ministère des Arts et de la Culture (Minac), sous la conduite de l'inspecteur général de ce département ministériel, Théophile Eyango, séjournent à Douala depuis hier, 31 mai.

Pendant une semaine, ces experts vont plancher sur l'évaluation du dossier technique devant servir de socle à ce grand projet. Dossier technique constitué de nombreuses pièces fournies par la communauté sawa, qui accepte que son grand rendez-vous culturel soit classé au patrimoine immatériel de l'instance onusienne.

Pour le directeur du Patrimoine au Minac, Suzanne Pulchérie Nnomo Ela, il s'agit pour le Cameroun de montrer au monde qu'il a quelque chose à apporter au rendez-vous du partage universel et du savoir, de montrer à la communauté internationale qu'il a un élément digne d'être classé patrimoine mondial. Selon elle, ce classement va booster le tourisme culturel, et attirer l'attention des inconditionnels de la culture camerounaise.

C'est aussi l'occasion, au-delà du côté festif, de développer toute une politique économique qui permet d'apporter la prospérité au niveau local et national, a ajouté Suzanne Pulchérie Nnomo Ela.

Pamphile Yobé, secrétaire général du Ngondo, s'est réjoui de l'évolution positive du dossier. D'après lui, si les experts du Minac sont revenus après les exigences fixées dans le cadre du dossier technique, cela signifie que le Ngondo a bien rempli la tâche qui lui était confiée dans ce cadre. Il s'est aussi appesanti sur l'appui du ministre des Arts et de la Culture, en précisant que la présence des experts à Douala conforte la position selon laquelle le dossier est en bonne voie.

« Le Ngondo a plusieurs années d'existence. Cependant il était cloitré dans ses quatre murs. S'il vient maintenant que le festival des peuples sawa soit internationalement reconnu, le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est à notre honneur, notre avantage, non seulement pour la communauté sawa, mais pour le pays tout entier », a déclaré M. Yobé. La dernière étape du dossier technique sera la finalisation et le dépôt au secrétariat du patrimoine mondial.

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