Burkina Faso: Campagne de vaccination Covid-19 - Le premier flacon au ministre de la Santé

La campagne de vaccination contre la maladie à coronavirus a été lancée le 2 juin 2021 à Ouagadougou.

La campagne de vaccination contre la maladie à coronavirus a été lancée le 2 juin 2021 à Ouagadougou, plus exactement au Centre médical urbain (CMU) du secteur 52, sis à l'arrondissement 12. C'est le ministre de la Santé, le Pr Charlemagne Ouédraogo, qui a tendu son bras pour recevoir sa première dose d'AstraZeneca sous le regard de son collègue des Sports et des Loisirs, de partenaires, d'autorités communales et religieuses, entre autres, avant d'assurer que ce vaccin ne pose aucun problème.

Après avoir suivi une présentation générale du Centre médical urbain (CMU) logé au cœur du secteur 52 de l'arrondissement 12 de la capitale, le ministre Charlemagne Ouédraogo s'est présenté devant des agents de santé, et il a reçu la première piqûre du vaccin contre la maladie à coronavirus.

Se sont tour à tour adonnés au même exercice le ministre des Sports et des Loisirs, André Dominique Nana, l'édile de la commune à statut particulier qu'est Ouagadougou, Armand Pierre Béouindé, les partenaires techniques et financiers du département de la Santé pour ne citer que ces personnalités. Cela a ouvert la voie à qui voulait, au sein de la population cible, recevoir sa première dose gracieuse d'AstraZeneca. Un vaccin qui, selon le responsable du maroquin de la Santé, complète le dispositif de riposte à une pandémie qui a fait trembler le monde entier avec des ondes de choc au Faso.

S'il l'a dit, c'était certainement pour rappeler les mesures qui avaient été édictées au lendemain du 9 mars 2020, chamboulant ainsi les habitudes de vie des Burkinabè (port de masque, distanciation sociale, lavage des mains). «Il y a plusieurs types de vaccin, mais celui que nous avons reçu le dimanche passé (ndlr : 30 mai) est AstraZeneca. D'autres vaccins viendront compléter le dispositif et nous vous tiendrons informés de leur arrivée. Je voudrais ici et maintenant réaffirmer que ce vaccin ne pose aucun problème», a signifié le ministre Ouédraogo qui pense qu'il y a plus de fakenews que d'informations avérées sur les réseaux sociaux. Il s'est saisi de la perche à lui tendue pour assurer aux populations qu'il ne s'agit pas, avec ces vaccins, d'aller vers un suicide collectif mais à des soins collectifs.

Aussi a-t-il exhorté chaque personne à s'engager, les hommes de médias y compris, et à faire en sorte que l'opération de vaccination soit un succès et que le pays puisse enregistrer zéro cas de covid-19 pendant de longues périodes ; chose qui aura l'avantage de stimuler la reprise et la relance économiques.

Les gratte-papiers, contrairement à ce qu'attendait le ministre, n'ont pas attendu le lendemain pour savoir comment il se porte. Sa réponse est sans ambages : « Je me porte très bien, j'ai reçu des explications avant de me faire vacciner, ensuite on m'a recommandé 15 minutes de repos. Je me sens bien, je n'ai ni de céphalées ni de vertige. Je n'ai pas non plus mal au point d'injection et suis très content, car je n'aurai plus l'angoisse de contracter une forme grave du covid-19 ». Il compte y revenir en août prochain pour sa deuxième dose.

Du côté des partenaires, la représentante résidente de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Alimata Jeanne Diarra-Nama, s'est félicitée du lancement de la campagne. A la suite du ministre de la Santé, elle a aussi souhaité que toutes les personnes éligibles se fassent vacciner, car un seul pays non protégé contre la maladie est un risque de contamination pour les autres. Et de réitérer à l'exécutif leur disponibilité à le soutenir et à l'accompagner durant toute la période de vaccination et ce, jusqu'à ce que la couverture de 70% de la population soit atteinte. « Soyez tout à fait rassuré, ces vaccins ont été fournis par l'intermédiaire de la facilité covax, ce sont de bonnes doses », a-t-elle affirmé avant de relever au passage qu'ils sont comptables des vaccins qui arrivent dans les pays ; des vaccins de bonne qualité et d'une efficacité avérée, selon elle.

S'agissant des deux doses indiquées comme une des conditions de participation au pèlerinage à la Mecque, le président du comité national de suivi de cet acte cultuel, Abdoul Moumine Ilboudo-Zoundi, a loué Allah qui a facilité l'arrivée des vaccins et maintenant le lancement de la campagne. Il dit se sentir bien après avoir reçu sa première dose.

Encadré :

Quelques directives pour l'utilisation du vaccin

· Personnes âgées de 18 ans et plus répondant aux critères de la première population cible

· Ne pas vacciner les malades grabataires

· L'administration de la deuxième dose se fera sous forme de campagne pendant 4 jours au moins 8 semaines après la première dose dès réception des prochaines dotations

· Pour les candidats au Hadj, réception de la deuxième dose 4 semaines après la première et à au moins une semaine avant le départ

Plus de: L'Observateur Paalga

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