Tchad: Des fils de hauts-gradés soupçonnés dans une affaire de viol

Une vidéo choquante est apparue sur les réseaux sociaux depuis le 4 juin. On y voit une jeune femme se faire violer par plusieurs hommes. C'est l'indignation à Ndjamena qui lie cette vidéo à une enquête judiciaire en cours : le viol collectif présumé de Meram, 15 ans, par trois fils de hauts-gradés. Ces images font davantage réagir les Tchadiens d'autant que ce n'est pas la première vidéo de ce genre à circuler sur les réseaux sociaux.

Vingt-deux secondes insoutenables. C'est la durée de la vidéo d'un viol collectif largement diffusée sur les réseaux sociaux tchadiens. On y voit une jeune femme en pleurs se faire violer par deux jeunes hommes enturbannés. Elle les supplie d'arrêter de filmer et se fait insulter.

La scène violente est filmée par un témoin non identifié. Impossible de reconnaître un lieu précis ou l'identité de la jeune victime. Mais pour les internautes, c'est la vidéo d'une affaire judiciaire déjà en cours : celle du viol collectif présumé de Meram.

L'affaire a fait grand bruit à Ndjamena, car les trois auteurs présumés, deux majeurs et un mineur, seraient des fils de hauts-gradés. Une information judiciaire est en cours pour viol et coups et blessures volontaires. Le procureur de la République, Tom Youssouf, affirme que les suspects sont toujours à la maison d'arrêt de Klessoum. Leur avocat dénonce un lynchage médiatique. « Ce ne sont pas mes clients sur la vidéo », affirme-t-il

La jeune victime, Meram et ses parents ne se sont pas encore présentés pour être auditionnées. Des sources proches de la famille affirme qu'un arrangement à l'amiable aurait été trouvé entre les deux parties, comme souvent dans les affaires de viol au Tchad.

Plus de: RFI

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