Afrique de l'Ouest: Twitter reste suspendu au Nigeria

Twitter.

Cette suspension fait suite à une décision du gouvernement annoncée vendredi soir 4 juin. La plateforme est dans le viseur des autorités depuis des mois, en raison notamment de son rôle de mobilisation lors des manifestations contre les violences policières au mois d'octobre dernier.

Malgré les restrictions, les Nigérians tweetaient toujours ce samedi, grâce aux VPN qui permettent de contourner les restrictions d'accès mises en oeuvre dans leur pays.

La stupéfaction et une grande inquiétude transparaissait dans leurs messages. « Cette interdiction ressemble à la mort. La mort de notre liberté d'expression », écrit par exemple l'une des figures du mouvement #EndSars contre les violences policières, dans lequel Twitter avait joué un grand rôle.

Dans un communiqué, les équipes de Twitter se sont dit « très inquiètes » de la suspension de la plateforme au Nigeria. Elles ont promis « de tout mettre en oeuvre pour restaurer l'accès » au réseau social pour les Nigérians.

La présidence nigériane s'est quant à elle exprimée sur le sujet ce samedi. Le porte-parole du président Muhammadu Buhari évoque cette fois une « suspension temporaire » de Twitter et évoque « la désinformation et les fake news » propagées sur le réseau social, qui « se soustrait à ses responsabilités », selon lui.

Ce communiqué revient aussi sur le tweet polémique du chef de l'État que Twitter avait supprimé. Dans celui-ci, Muhammadu Buhari menaçait en des termes très dur les membres du mouvement indépendantiste biafrais de l'Ipob.

« Il ne s'agissait pas d'un discours haineux » estime la présidence, qui maintient au passage qu'il n'y a que « la force qui soit une réponse adaptée face à la démonstration de force » du groupe séparatiste.

Plus de: RFI

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