Cameroun: Agression en bande - Cinq suspects aux arrêts

Ils ont été interpellés ce lundi 7 juin par les éléments de la compagnie de gendarmerie de Douala I, alors qu'ils opéraient au Marché des oignons.

Vent de terreur ce 7 juin aux environs de 9h au Marché des oignons à Nkoulouloun (arrondissement de Douala II). Des jeunes armés de couteaux et de machettes y ont fait irruption. Usant d'un mode opératoire précis, effet de surprise et violence, ils ont semé la panique au sein des populations, les dépouillant de leurs biens : téléphones, argent, bijoux... Saisie, la gendarmerie est rapidement arrivée sur les lieux et a appréhendé cinq suspects, conduits par la suite à la brigade de gendarmerie de Mboppi.

« Nous avons été alertés aux environs de 9h de ce que les "microbes" étaient au Marché des oignons. Immédiatement, nous avons orienté toutes les patrouilles de la compagnie de Douala I vers cette zone. Avec l'aide des populations, nous avons pu mettre la main sur cinq individus », relate le chef d'escadron, commandant la compagnie de gendarmerie de Douala I, Cyrille Babila Lancho. Notons que deux suspects ont été interpellés le 4 juin dernier par des éléments de la même compagnie, intervenant en soutien à ceux de la compagnie de Douala II, suite aux pillages par bandes armées perpétrés le même jour à Dakar (Douala III).

Dans la foulée, les éléments de la compagnie de Douala I ont interpellé sept individus suspectés d'avoir pris part à un « retour » (agression en représailles) survenu à Nkoulouloun dans la nuit du 6 juin. « J'allais au parking garer ma moto. Sur les lieux, j'ai trouvé une bagarre. J'ai klaxonné pour demander le passage, mais ils m'ont bastonné et j'ai perdu une de mes dents. Je suis rentré chez nous et quand mes frères m'ont vu avec le sang, ils m'ont demandé ce qui s'est passé et je leur ai expliqué. Eux aussi sont sortis pour aller se bagarrer », raconte un des suspects qui, de sources sécuritaires, a dénoncé ses complices.

Dans les deux cas, l'âge des jeunes interpellés oscille entre 16 et 30 ans - la majorité ayant moins de 20 ans. Occasion pour le commandant de compagnie de Douala I de recommander aux populations de faire confiance aux forces de maintien de l'ordre. « Je voudrais dire aux populations de Douala que la justice ne se trouve pas dans la rue. Quelles que soient les frustrations, les violences, les diffamations, il faut se rapprocher d'un poste de police ou de gendarmerie pour déposer sa plainte », a-t-il déclaré. Les suspects interpellés seront présentés devant le procureur avec pour motif rixe sur la voie publique.

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