Afrique: Plus de trois milliards de personnes vivent de l'océan

Océan

Les Nations Unies ont célébré, mardi, la Journée mondiale de l’océan, en soulignant l’importance de ce dernier pour la vie culturelle et la survie économique des populations du monde entier.


Cette année, la Journée mondiale de l’océan est célébrée alors que le monde est aux prises avec la pandémie de Covid-19 et doit faire face à une crise climatique et à un assaut continu sur les océans, les mers et les ressources marines.

La deuxième évaluation mondiale des océans, publiée récemment, a confirmé que de nombreux avantages que l’océan procure à l’humanité sont compromis par notre propre action.

« Nos mers débordent de déchets plastiques, que l’on retrouve depuis les atolls les plus reculés jusqu’aux fosses océaniques les plus profondes », a déploré le Secrétaire général de l’ONU,   António Guterres, dans son message pour la journée.

La surpêche affecte également l’océan. Elle entraîne une perte annuelle de près de 90 milliards de dollars de bénéfices nets, ce qui accroît également la vulnérabilité des femmes, qui jouent un rôle essentiel à la survie des entreprises de pêche artisanale.

« Les émissions de carbone provoquent le réchauffement et l’acidification des océans, la destruction de la biodiversité et l’élévation du niveau de la mer qui menace les côtes densément peuplées », a également mis en garde M. Guterres.

Le thème de la journée cette  année est « L’océan : vie et moyen de subsistance ». L’occasion pour l’ONU de rappeler que plus de trois milliards de personnes vivent de l’océan, principalement dans les pays en développement.

« Alors que nous nous efforçons de surmonter la COVID-19, mettons fin à notre guerre contre la nature. Cela sera essentiel pour accomplir les objectifs de développement durable, atteindre l’objectif de 1,5 °C fixé dans l’Accord de Paris et garantir la santé de nos océans pour les générations actuelles et futures », a détaillé le chef de l’ONU.

Décennie de l’océan : annonce des premières actions

À l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO a annoncé les premières actions officiellement approuvées dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l'océanologie au service du développement durable, 2021-2030 (la « Décennie de l'océan »).

« De la restauration de la Grande Barrière de Corail à la cartographie à haute résolution de 100% des fonds océaniques, ces programmes et contributions innovants constituent la première série d'actions de la Décennie de l'océan qui contribueront à offrir l'océan que nous voulons d'ici 2030 », a déclaré Audrey Azoulay, la Directrice générale de l'UNESCO.

Menées par divers promoteurs issus de la science, du gouvernement, de la société civile, des agences des Nations Unies, du secteur privé, de la philanthropie et des organisations internationales, ces actions phares de la Décennie des océans se caractérisent par leur vaste portée géographique.

Soumises à un processus de sélection compétitif avec plusieurs centaines de candidatures, les actions retenues ont été sélectionnées en vertu de l’accent mis sur les solutions et leur capacité à accélérer les progrès dans les connaissances océaniques pour le développement durable et leur utilisation ; pour leur utilisation de technologies innovantes ; pour leurs efforts transdisciplinaires de conception de solutions par la coopération entre scientifiques et utilisateurs des connaissances océaniques ; et pour leur respect de l'inclusion, de l'autonomisation des femmes, des professionnelles en début de carrière et des détenteurs de connaissances autochtones dans toutes leurs activités.

Améliorer la connaissance de l'océan de par le monde

La diversité thématique des actions approuvées se reflète dans les initiatives visant à développer la recherche en eaux profondes et l'exploration de la mystérieuse zone crépusculaire de l'océan (de 200 à 1.000 mètres) ; dans le développement de connaissances et de solutions pour réduire les multiples pressions exercées sur les écosystèmes marins, notamment le changement climatique, la perte de biodiversité, le bruit sous-marin ou la pollution ; dans l'utilisation de technologies innovantes pour collecter des données sur l'état de l'océan et utiliser ces données pour prendre des décisions concernant sa gestion ; et par les mesures visant à améliorer la gestion durable et la résilience des stocks de poissons.

Les valeurs culturelles de l'océan sont un thème transversal à de nombreuses actions de la Décennie, avec des initiatives spécifiques visant à améliorer la connaissance de l'océan de par le monde, ainsi qu’un axe de travail spécifique visant à libérer les connaissances et les avantages de l'océan pour les petits États insulaires en développement (PEID) du Pacifique.

Une série d'actions de développement des capacités vise à garantir que personne ne soit laissé pour compte au cours des dix prochaines années, grâce à des initiatives visant à favoriser l'inclusion dans l'océanographie des hommes, des femmes, des générations et des zones géographiques.



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