Congo-Kinshasa: Éruption en RDC - MSF intensifie sa réponse face aux besoins des personnes déplacées

communiqué de presse

Près de deux semaines après l'éruption du volcan Nyiragongo, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), de nombreuses personnes vivent dans des conditions précaires après avoir fui leur foyer. D'autres sont retournées dans la ville de Goma, malgré les avertissements officiels et une activité sismique continue, pour tenter de trouver de la nourriture, de l'eau ou des soins médicaux. Médecins Sans Frontières intensifie son soutien, mais une aide humanitaire supplémentaire est toujours nécessaire.

Près de 234 000 personnes sont toujours déplacées après avoir fui Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, située à une vingtaine de kilomètres du volcan Nyiragongo. Les gens ont dû quitter leurs maisons à la hâte et nombreux sont ceux qui n'ont rien emporté avec eux.

« La plupart d'entre nous ont fui sans rien, sans argent, explique Magene David, l'une des personnes déplacées qui s'est rendue à Sake à la recherche d'un abri. MSF nous fournit de l'eau, et cela nous aide, mais nous n'avons rien à manger. Nous dormons dehors, dans le froid, sans couverture. »

Dans la zone de santé de Kirotshe et à Rutshuru, où se trouvent respectivement 60 000 et 77 000 personnes déplacées, de nombreuses personnes n'ont pas pu trouver d'abri dans les communautés d'accueil et vivent dans des campements de fortune ou dans des bâtiments publics tels que des écoles, des églises et des mosquées. D'autres sont obligées de dormir en plein air, dans des stades par exemple. Dans la ville de Sake, les personnes déplacées manquent aussi d'accès à l'eau potable, à la nourriture, et aux soins de santé. L'assainissement est également problématique, car le sol volcanique rend difficile la construction de latrines propres et fonctionnelles.

MSF auprès des déplacés dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu

Les équipes de MSF interviennent dans plusieurs localités dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu, notamment dans la zone de santé de Kirotshe, à Rutshuru, à Sake, ainsi qu'à Goma et ses environs. Elles améliorent les installations d'eau et d'assainissement dans les endroits où les personnes déplacées sont installées, en construisant des latrines, des points de lavage des mains et des douches.

Pour accueillir les cliniques mobiles dans les zones les plus peuplées,MSF a également monté des tentes.

Les équipes médicales renforcent aussi les systèmes de surveillance et de contrôle du choléra dans quatre centres de santé de la ville, où nous soutenons déjà les activités liées à cette maladie hydrique en collaboration avec le ministère de la Santé. Nous fournissons également de l'eau au centre de santé et à l'hôpital de Kibumba.

À 25 kilomètres de Goma, la ville de Sake accueille désormais environ 36 000 personnes déplacées, ce qui exerce une pression supplémentaire non seulement sur les structures de santé locales, mais aussi sur l'approvisionnement en eau. Les équipes de MSF fournissent des soins médicaux de base gratuits dans le centre de santé de Sake, référant les cas plus complexes à l'hôpital général de Kirotshe. En cinq jours, les équipes médicales ont effectué plus de 1 500 consultations. Nous fournissons également de l'eau potable avec un stock d'une capacité totale de 180 000 litres. Trois camions font chacun huit à dix voyages par jour pour maintenir les réservoirs d'eau remplis.

À l'affût du choléra

Plus de 90 agents de promotion de la santé de MSF soutiennent également l'intervention d'urgence à Sake, en identifiant les personnes malades et en les dirigeant vers le centre de santé, ainsi qu'en fournissant des informations sur l'hygiène, la Covid-19 et le choléra.

Pour éviter une flambée de cas de choléra, les équipes MSF fournissent de l'eau potable aux communautés d'accueil et aux communautés déplacées : elles ont distribué 243 000 litres d'eau au cours des quatre premiers jours de leurs activités.

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