Algérie: Oum El Bouaghi - Les producteurs d'ail misent sur les nouvelles mesures pour développer la filière

Oum El Bouaghi — Les producteurs d'ail de la wilaya d'Oum El Bouaghi misent beaucoup sur les mesures incitatives prises par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural à l'effet de développer davantage la filière.

Approchés par l'APS, les producteurs d'ail d'Oum El Bouaghi, classée parmi les premières régions productrices de cette plante condimentaire, ont ainsi exprimé leur détermination à relever le défi pour booster la filière Ail, en traçant l'objectif d'augmenter notamment les surfaces exploitées si les conditions idoines et les dispositions de la feuille de route ministérielle sont concrétisées de manière "efficiente".

L'agriculteur Ali Belmanaâ a estimé que les mesures incitatives décidées par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural pour développer la filière de l'ail "permettront sans nul doute, une fois mises en application, d'encourager les producteurs à multiplier leurs efforts et augmenter la production d'ail".

Il a ajouté que ces mesure répondent aux préoccupations des agriculteurs et des producteurs d'ail, dont "l'acquisition du matériel nécessaire à des prix subventionnés, l'accompagnement technique des cultivateurs et la garantie de commercialisation et de stockage de la récolte pour éviter la mévente".

Au titre de l'actuelle saison agricole, faut -il le rappeler, pas moins de 517 ha ont été consacrés à cette culture dont 470 ha concentrés dans la région d'Ouled Hamla.

Dans le cadre d'une première expérience locale, 50 ha des terres de la ferme pilote Aouabdia Tahar, située dans la région d'Ouled Hamla, (à l'Ouest d'Oum El Bouaghi) ont été ainsi réservés à la production des semences d'ail, en plus de 30 ha dédiés à l'ail de consommation, a fait savoir Ali Belmanaâ qui active dans cette ferme.

De son côté, le président du conseil interprofessionnel des filières ail et oignon de la wilaya d'Oum El Bouaghi, Amar Bouabdallah, a souligné que compte tenu des potentialités agricoles locales, cette wilaya est éligible à devenir "leader" dans cette filière, insistant notamment sur "l'extension de la culture des semences d'ail".

En outre, M. Bouabdallah a mis l'accent sur la nécessité de concrétiser la feuille de route du ministère et la batterie de mesures prises sur le terrain pour l'obtention de résultats "efficients", appelant à lever les verrous administratifs qui entravent les agriculteurs et à œuvrer davantage à "organiser la filière ail en prêtant attention aux préoccupations des agriculteurs et créer des canaux de communication entre les agriculteurs et l'administration".

Les nouveaux mécanismes vont redynamiser la filière

Le chef du service de régulation de la production et du soutien technique de la Direction des services agricoles (DSA), Fayçal Amara, a détaillé la feuille de route tracée par le ministère de tutelle dans le cadre de sa nouvelle orientation pour le développement de la production de l'ail à l'échelle nationale.

Il s'agit, explique M. Amara, d'une feuille de route qui prévoit d'assurer "l'accompagnement technique des agriculteurs à travers notamment de comités de wilaya de suivi, d'orientation, de vulgarisation et de proposition de solutions pour la protection des récoltes".

M. Amara a, à ce titre rappelé que les mesures incitatives destinées aux agriculteurs sont stipulées par l'arrêté ministériel n 277 de l'année 2021, fixant les conditions d'adhésion au programme de régulation de l'ail sec destiné à la consommation à travers de conventions à conclure entre le producteur et l'opérateur stockeur.

"La DSA est chargée de concrétiser le contenu de cet arrêté en coordination avec la Chambre agricole de la wilaya, le Conseil interprofessionnel des filières ail et oignon et les opérateurs économiques", a fait savoir M. Amara selon qui "la porte du dialogue est ouverte par l'administration pour l'ensemble des acteurs de la filière".

Exporter le surplus de la production en point de mire

Au cours du séminaire régional organisé récemment à Ain M'lila (Oum El Bouaghi) sur la culture de l'ail, en présence de directeurs centraux, du directeur général de l'Office national interprofessionnel des légumes et des viandes (ONILEV), du président du Conseil national interprofessionnel des filières ail et oignon, les intervenants ont abordé les mécanismes décidés par le ministère de tutelle pour permettre aux producteurs de travailler sans appréhensions en sus des facilités accordées pour la transformation et l'exportation de l'ail.

Les participants à la rencontre avaient notamment souligné que "l 'Algérie est parvenue à atteindre une autosuffisance en matière d'ail, interdisant ainsi son importation depuis 2018", ce qui a permis, selon eux, au Trésor public d'économiser 16 millions de dollars annuellement destinés auparavant à importer plus de 13.000 tonnes d'ail.

M. Kharroubi avait également rappelé, qu'en 2019, l'Algérie avait exporté 160 tonnes d'ail vers, entre autres, l'Espagne.

Les présents à la rencontre, ont également mis l'accent sur l'importance d'encourager la production de l'ail de semence afin de réduire graduellement son importation, jusqu'à atteindre l'autosuffisance.

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