Togo: Colère vive des chauffeurs

Aussitôt que l'information sur l'augmentation des prix sur les produits pétroliers, a fuité, notre correspondant dans la région des Savanes est allé à la rencontre des conducteurs (de taxi et Z men) dans la ville de Dapaong pour juste recueillir leurs avis.

Dans l'ensemble, le nouveau parfum sur les produits pétroliers sent très mauvais devant les principaux consommateurs. A la gare routière de Cinkassé-Dapaong, les chauffeurs ne sont pas du tout d'accord avec cette décision du gouvernement qui, selon eux ne pense pas aux citoyens. Avec les coups durs de la COVID 19, l'augmentation des prix au péage, et pire le prix du maïs actuellement à Dapaong devrait être un indicateur direct de la cherté au quotidien du togolais.

Qu'est-ce qui pouvait susciter la présente décision ? Comment l'Etat togolais peut -il expliquer cette révision à la hausse ? Rien à leurs yeux, et ils demandent au gouvernement de ne pas forcer aux Togolais à une révolte. Pour eux, même si le gouvernement doit augmenter les prix, il devrait attendre un petit temps après car le togolais souffre trop.

Pour les Z men, c'est le couteau à la gorge. "Certes, les prix de transport vont augmenter et les clients ne vont pas comprendre. Beaucoup d'entre nous vont reprendre le vol", disent-ils.

Pour certains citoyens dans la rue, le gouvernement a ses raisons d'augmenter les prix sur les produits pétroliers ; mais qu'il veille aussi à ce que le coût du transport reste le même car si le transport augmentait, les denrées alimentaires et autres produits de nécessité verront les prix suivre la même flèche ascendante.

A l'annonce de l'augmentation des prix, toutes les stations-services ont opté pour le même mot de passe, « le carburant est terminé ». Une manière de conserver leur stock pour continuer la vente avec de nouveaux prix. Un consommateur interpelle le gouvernement à un décret pour faire face à cette politique. Déjà à 19h, impossible de se procurer du carburant à Dapaong, une injustice commerciale qui freinent gravement l'économie togolaise. Seuls les engins des services d'Etat pouvaient être servis comme vous le constatez sur cette image.

Quelle va être la suite des réactions des populations, puisque tout le monde n'était pas encore au parfum de l'information ?

Les prochaines heures nous en dira plus !

Plus de: Télégramme228

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