Sénégal: Guy Marius Sagna, «FRAPP/france dégage» - «Nous demandons à l'état de tirer cette affaire au clair... »

Guy Marius Sagna engage l'Etat à tirer l'affaire Abdou Faye au clair et que les bavures policières cessent pour de bon. «Nous sommes venu pour exiger justice et vérité pour Abdou Faye ; et ce cas est une mort de trop.

Depuis trois ans si nous nous sommes mobilisés pour la justice et contre les violences policières dans le cadre d'un collectif, c'était pour éviter que des citoyens sénégalais perdent leur vie dans des postes de Police et que des citoyens sénégalais meurent du fait de la violence de certains membres de nos Forces de défenses et de sécurité. Nous n'avons pas encore pris de position, mais nous attendons les résultats de l'autopsie.

Toutefois, il y a eu des antécédents, une jurisprudence qui nous amène à être prudents et vigilants par rapport à ce dossier... » Et M. Sagna de renchérir : «l'Etat du Sénégal nous a habitué à maquiller des morts du fait de la violence de sa Police ou de sa Gendarmerie en suicide ; il nous a habitué à imposer à des familles de victimes ce qu'on appelle un déni de justice. Face à cette jurisprudence macabre, face à cette jurisprudence faite de violence, de mensonge et d'accusation, nous invitons la population sénégalaise à la vigilance et à la prudence par rapport à cette affaire Abdou Faye »

La RADDHO interpelle le Procureur de la République

La RADDHO est formelle : «Si le suicide n'est pas confirmé, ce décès vient allonger la liste des personnes qui ont perdu la vie dans les mêmes conditions et surtout mettrait en cause la responsabilité directe des autorités policières. Qui, dans de telles circonstances, non seulement ont l'obligation de surveiller de manière appropriée la personne arrêtée, mais aussi et surtout, le devoir de lui permettre d'accéder directement et régulièrement à un personnel médical et à un avocat de son choix, sans oublier le contact régulier avec les membres de sa famille».

Dans un communiqué signé par son Secrétaire général, Sadikh Niass, la RADDHO engage le Procureur de la République à ouvrir une enquête «immédiate» pour élucider les circonstances du décès et d'en tirer les conséquences de droit. Non sans espérer, par ailleurs, que les résultats de l'enquête couplée avec celle de l'autopsie permettront de «situer les responsabilités» et, au besoin, «d'identifier et punir conformément à la loi d'éventuelles personnes impliquées dans cette mort».

Plus de: Sud Quotidien

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