Cameroun: Aquaculture commerciale - Une trentaine d'aquaculteurs formés

C'était à l'occasion d'une opération organisée par la Caisse de Développement de la Pêche maritime récemment à Douala.

Contribuer de manière significative à la réduction des importations de poisson. C'est l'un des objectifs des responsables de la Caisse de Développement de la Pêche maritime (CDPM) engagés depuis 2010 dans l'organisation de sessions de formation d'aquaculteurs à travers le pays. C'est dans ce sillage que la CDPM a organisé la troisième session de formation en aquaculture urbaine et péri-urbaine du 14 au 28 mai dernier à Douala.

Cette session de formation regroupait 33 participants. Pour le secrétaire exécutif de la CDPM, Dr Salvador Ngoande, il est question pour la Caisse d'apporter sa contribution à l'accroissement de la production de poisson, en accompagnant les porteurs de projets. Il est également question de contribuer à la mise en œuvre de la politique publique qui consiste à produire localement ce qui est consommé.

La formation, théorique et pratique, a porté sur plusieurs thématiques, dont la pisciculture urbaine, la construction de bacs bétonnés, le montage des fastank, l'empoissonnement, l'entrepreneuriat aquacole, etc. « Notre souci est de promouvoir l'autonomie de la femme vulnérable à travers la pisciculture. Nous voulons également aider le gouvernement à récupérer les milliards de F investis chaque année dans l'importation de poisson. Cette formation est donc très utile pour nous », a soutenu Marie Joje, présidente de l'Association pour le développement des artisans handicapés du Cameroun (Adacam).

Au cours des échanges entre les participants et le secrétaire exécutif de la CDPM, plusieurs préoccupations ont été exprimées. Comme les questions de commercialisation et de disponibilité des aliments. Dr Salvador Ngoande a expliqué aux participants que le circuit de commercialisation du poisson issu de l'aquaculture est en cours de développement, et qu'il s'agit beaucoup plus d'un marché de proximité. Quant à la disponibilité des aliments pour poissons, il a indiqué que des structures de production se développent de plus en plus dans le pays. Il a aussi évoqué la nouvelle loi de Finances qui exonère les équipements et autres intrants de l'aquaculture de taxe douanière.

« Le constat de l'insuffisance de la production nationale qui est comblée par les importations a été bien entendu par les Camerounais et beaucoup souhaitent participer à la mise en œuvre de la politique d'import substitution. Il est donc question de les outiller pour leur permettre de démarrer leurs activités », a indiqué Dr Salvador Ngoande. La production aquacole nationale est actuellement estimée à près de 10 000 tonnes/an.

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