Cameroun: « D'ici la fin d'année tout sera fait »

interview

Gaston Eloundou Essomba, ministre de l'Eau et de l'Energie.

M. le ministre, vous bouclez une tournée d'inspection des chantiers de construction de deux lignes de transport de l'énergie électrique entre Yaoundé et Abong-Mbang d'une part et Nkongsamba et Bafoussam d'autre part. Qu'en retenez-vous?

Dans les régions de l'Est, de l'Ouest et du Nord-Ouest, la quantité et la qualité de l'énergie électrique fournie aux consommateurs seront améliorées dans un avenir très peu proche car au plus tard à la fin de cette année 2021, ce projet devra être livré. Vu la bonne évolution des travaux, nous avons les assurances que d'ici la fin de l'année, tout sera fait. Pour la région de l'Ouest par exemple, nous avions quelques obstacles sur le terrain parce que la ligne surplombait des lieux sacrés. Mais pendant notre mission, nous avons trouvé des solutions et immédiatement après, les travaux ont pu se poursuivre, en accord avec toutes les chefferies concernées. Sur le volet des indemnisations, les instructions ont été données par le chef de l'Etat pour que les diligences soient faites. On est dans la procédure, parce que c'est important de recenser les hommes et les biens qui sont impactés et c'est important que ce recensement se fasse de manière exhaustive.

Pendant les échanges avec les populations, vous avez plusieurs fois que évoqué l'urgence de boucler absolument ce projet d'ici la fin de l'année, en rapport avec la disponibilité des financements. Quelle menace pèse-t-elle sur ce volet?

Tous ces projets sont urgents par rapport aux contraintes du financement, car d'ici la fin de l'année, cette ligne de financement ouverte par le partenaire Eximbank Inde devra s'arrêter, conformément aux dispositions contractuelles. Nous devons donc tout faire pour que les travaux s'achèvent d'ici la fin de l'année. Sinon, même si l'entreprise indienne reste, ce serait à la charge de la partie camerounaise, chose qui n'est pas aisée dans le contexte actuel.

Contexte économique difficile, mais le gouvernement n'a pas hésité à revoir le tracé de la ligne Nkongsamba-Bafoussam, qui va induire un surcoût de 100 millions de F. Qu'est-ce qui a motivé cette décision?

Nous travaillons aussi pour maintenir la paix et la cohésion sociales. Donc quand nous venons sur le terrain, nous apprécions la situation. Pour le cas d'espèce, nous pensons qu'il était de bon ton qu'on trouve des alternatives en optimisant le tracé en évitant cette forêt sacrée et le palais qui étaient directement impactés. Cela a un impact sur le financement mais l'Etat a pris sur lui de supporter ce financement supplémentaire de 100 millions de F pour permettre que cet important projet de réalise en ayant l l'adhésion et l'accord des populations.

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