Afrique de l'Ouest: Le Mali mérite d'être soutenu "par tous les pays" (PIT)

Dakar — Le Mali, dont l'ambition est de "se réapproprier son destin", mérite d'être soutenu "par tous les pays du monde épris de paix et de justice", estime le Parti de l'indépendance et du travail (PIT).

"Le peuple malien, déterminé à se réapproprier son destin, doit plutôt être soutenu non seulement par la CEDEAO et l'Union africaine, mais aussi par tous les pays du monde épris de paix et de justice", peut-on lire dans le communiqué portant sur la dernière réunion hebdomadaire du secrétariat du comité central du PIT.

"Ce n'est que par cette voie faite de lucidité et de volonté de reconnaissance de la souveraineté véritable des peuples qu'il sera possible de pacifier le Mali et tous les autres pays de la sous-région", soutient cette formation membre de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (BBY), regroupant l'Alliance pour la République (APR, au pouvoir) et ses alliés.

Selon le communiqué, au cours de cette réunion, le secrétariat du comité central du PIT est revenu sur "les récents développements au Mali et plus globalement les questions sécuritaires dans la sous-région ouest africaine".

Il juge à ce propos "toute espèce de chantage dans ce domaine absolument inacceptable", en allusion au retour en force des militaires dans la conduite de la transition en cours au Mali.

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a suspendu le Mali de ses institutions après un deuxième putsch en neuf mois, lequel a porté de facto le colonel Assimi Goïta à la tête de ce pays pris depuis près de dix ans dans la tourmente sécuritaire et politique.

Une mission des Etats ouest-africains dépêchée au Mali après l'installation officielle du colonel Goita comme président de la transition s'est dite mercredi rassurée par les engagements pris par le nouveau président, quant à un retour des civils au pouvoir début 2022.

Le président français Emmanuel Macron a pour sa part annoncé jeudi la fin prochaine de Barkhane, une opération militaire menée au Sahel et au Sahara par l'armée française depuis 2014, en remplacement des opérations Serval et Épervier.

Si cette opération a engrangé depuis quelques succès en matière de lutte contre le djihadisme, la situation était devenue un peu plus compliquée ces dernières semaines pour la France, avec la mort brutale du président Idriss Déby au Tchad, et surtout le deuxième coup d'État en huit mois au Mali, pays central de l'opération Barkhane.

Des évènements qui ont amené la partie française à s'interroger sur la présence de ses forces, car une partie des dirigeants maliens souhaitent entamer un processus de négociation avec certains groupes djihadistes.

Plus de: APS

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