Madagascar: Mialy Rajoelina - Engagement contre le travail des enfants

Mialy Rajoelina a décidé de porter la voix des enfants

22,1% d'enfants malagasy sont privés de leur enfance, de leur potentiel, de leur dignité.

Beaucoup de travail reste à faire sur la question du travail des enfants. Les chiffres sont alarmants et sont loin d'être rassurants dans le monde et encore pour Madagascar. La journée mondiale contre le travail des enfants a été célébrée, hier, avec comme thème « Agir maintenant, mettre fin au travail des enfants ».

La Première dame de Madagascar, Mialy Rajoelina, s'engage contre le travail des enfants aux côtés de l'Organisation Internationale du Travail et du gouvernement français. 152 millions d'enfants sont encore touchés et près de 22 000 enfants en meurent chaque année. À Madagascar, 22% des enfants en sont victimes.

Une situation alarmante qui a conduit la première dame à demander à ses pairs d'agir maintenant. « Madagascar s'est investi dans cette voie en ratifiant la convention n°138 de l'OIT, qui exige un âge minimum d'admission à l'emploi, ce qui a donné lieu à une alliance qui engage les parties prenantes, privées comme publiques, à coopérer. Pour répondre efficacement à ce défi, le pays a aussi inscrit la lutte contre le travail des enfants au rang de ses priorités nationales » a souligné, Mialy Rajoelina.

Cette cause, « pour un emploi décent pour tous », figure dans l'objectif n°6 du Plan d'Émergence de Madagascar, qui a engendré un plan d'action national de lutte contre le travail des enfants dans les mines de Mica. Une démarche similaire est désormais envisagée dans le secteur de la vanille.

Femme d'action et non de parole, Mialy Rajoelina très engagée dans les causes de l'enfance est très active sur le terrain avec l'Association Fitia dont elle préside. « D'autres actions sont menées dans le cadre du projet Avotse qui œuvre vers les plus vulnérables du sud de Madagascar, victimes de la sécheresse et de la malnutrition. 20 villages seront prochainement dotés d'activités génératrices de revenus, principalement dans les activités agricoles. Des cantines scolaires gratuites encouragent déjà les parents à scolariser leurs enfants afin de les nourrir dignement plutôt que de les faire travailler. De la même manière, l'association Fitia s'active aussi à la construction d'une usine agroalimentaire, qui va donner majoritairement des emplois aux femmes, aux mères, pour que leurs enfants soient scolarisés » a continué la première dame.

Pour éradiquer ce fléau, la communication et la sensibilisation des parents est primordiale, et la protection des enfants est une responsabilité partagée.

Plus de: Midi Madagasikara

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