Congo-Brazzaville: Musique - Déborah Vanana sort bientôt un album

Doborah Vanana, plus connue sous le pseudonyme de « Ya Mado », s'apprête à sortir un maxi single qui sera présenté en septembre prochain à Pointe-Noire.

Chanté en langue Tshiluba, "Amour Mortel", l'un des titres phares de ce maxi single, a été écrit par Deborah Vanana en s'inspirant du quotidien. C'est l'histoire d'une femme abandonnée par son homme pour une autre femme. La déception doublée de la trahison vécue par l'infortunée meuble les paroles de ce morceau de rumba. Cette chanson va figurer dans l'album en préparation dont les autres titres sont : Envol (chanté avec Cindy Le Cœur), Merci Dad, Atterrissage, Nouveau départ. Elle a aussi chanté dans le premier titre du label Koffi Central qui s'intitule « Ici on travaille ».

C'est depuis 2014 que Déborah Vanana évolue dans l'orchestre Light Music de Fabregas, en tant que danseuse et chanteuse. Celle qui ne passe plus inaperçue aujourd'hui revient à la chanson qui l'a mise au-devant de la scène. « Venue au départ pour accompagner les filles qui dansent dans le clip "Ya Mado", Fabregas et ses animateurs m'ont demandé d'être la figurante principale dans ce clip vu ma morphologie qui cadrait avec ce qu'ils voulaient. J'ai accepté et je ne le regrette pas.

Aujourd'hui, tout le monde m'appelle "Ya Mado" et cela ne me dérange nullement. Je regarde de très loin les polémiques et autres commentaires erronés nés depuis la sortie de cette chanson », a-t-elle dit avec humilité. Et d'ajouter : « Cela a peut-être été un tremplin pour ma carrière car je peux maintenant voler de mes propres ailes et ce n'est qu'un rêve de gosse qui se concrétise aujourd'hui. Effectivement, le chant est vraiment ma vocation car j'ai commencé très jeune et je suscitais déjà l'admiration de tous. Pour l'instant, je n'ai pas envie de brûler les étapes. Je n'évolue qu'avec mon groupe d'accompagnement car je ne suis pas encore prête pour monter un orchestre.»

Comme beaucoup de jeunes musiciens, elle est affectée par l'absence des productions scéniques et des concerts à cause du coronavirus. « Je prie tous les jours pour que Dieu nous épargne de cette maladie. J'en suis sûre qu'un jour qu'elle disparaîtra mais je demande à tout le monde de se protéger en respectant les gestes barrières ». Pour elle, la musique congolaise a plus à donner au monde si les artistes se prennent au sérieux au lieu de perdre leur énergie et leur temps dans des polémiques unitiles. «Mon style préféré est la rumba et j'en suis fière qu'on me reconnaisse aussi comme une musicienne », a-t-elle conclu.

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