Madagascar: Aides d'urgence - Les États-Unis viennent en aide au Sud

Avant son départ, l'ambassadeur américain a annoncé un don de 40 millions de dollars pour renforcer les aides d'urgence dans le Sud. Il a fait une visite d'adieu à Iavoloha, hier.

L'ambassadeur des États-Unis à Madagascar a fait une visite d'adieu au président de la République. Avant son départ, il a annoncé un don de 40 millions de dollars pour renforcer les aides d'urgence dans le Sud.

Un cadeau d'adieu. Après deux ans de mandat, Michael Pelletier, ambassadeur des États-Unis, soigne sa sortie. Avant son départ de Madagascar, il a joué un dernier acte diplomatique, au palais d'État d'Iavoloha, hier.

Durant sa visite d'adieu à Andry Rajoelina, président de la République, le diplomate américain a annoncé une contribution supplémentaire de 40 millions de dollars « au titre d'appui supplémentaire pour le Sud ». À travers l'Agence américaine pour le développement international (USAID), cette allocation servira à financer les projets de l'USA ID, mais aussi du Programme alimentaire mondial (PAM), l'UNICEF et le Catholic relief service (CRS).

Les 40 millions de dollars alloués par les États-Unis serviront surtout à financer des aides d'urgence. À entendre les propos de l'ambassadeur Pelletier, hier, cette nouvelle allocation est déclenchée par une étude faite par deux experts de l'USAID, en mai. Elle rapporte que « la situation de la sécurité alimentaire est à son niveau le plus alarmant depuis le début de la sécheresse en 2014 ».

Le rapport de l'étude des experts de l'USAID ajoute, « qu'au moins quatorze mille personnes sont déjà au bord de la famine, les prochaines récoltes sont compromises et l'accès à la nourriture s'aggravera d'ici 2022 ». La somme annoncée, hier, s'ajoute aux 100 millions de dollars injectés par les États-Unis, en décembre.

Redoubler d'effort

Au titre d'aide d'urgence au développement, les 100 millions de dollars alloués, en décembre, étaient destinés à financer trois projets de lutte contre l'insécurité alimentaire dans le Sud et le Sud-Est. Pour Michael Pelletier, la riposte au kere est « l'un des défis les plus urgents » auxquels Madagascar fait face.

La visite de l'ambassadeur américain et l'annonce de cette contribution supplémentaire à la lutte contre l'insécurité alimentaire interviennent juste après le colloque de Tolagnaro. Comme le rappelle le président de la République, il a été question de « formaliser les plans d'action », pour l'émergence du Sud. Le locataire d'Iavoloha a souligné les projets à long terme que le pouvoir compte engager pour «transformer radicalement la situation dans le Sud de Madagascar».

Sur sa lancée Andry Rajoelina ajoute, « la tâche est ardue, mais nous sommes déterminés à réussir, d'autant plus que nous avons un partenaire privilégié et un pays ami tel que les États-Unis ». En réponse, l'ambassadeur américain « salue les efforts pour le développement à long terme pour le grand Sud ». Seulement, il « exhorte », la communauté internationale et le gouvernement « à redoubler d'effort pour prévenir une aggravation de la famine ».

À entendre le diplomate Pelletier, la quête d'un développement à long terme du Sud et les appuis d'urgence humanitaire devraient aller de pair. Un constat martelé par les participants au colloque de Tolagnaro est que « les aides d'urgence n'ont pas suffi à vaincre le kere. Qu'il faut changer de stratégie ». L'État, depuis plusieurs mois poursuit, néanmoins, les actions d'aide d'urgence pour secourir les habitants des localités touchées par la sécheresse et l'insécurité alimentaire.

En parallèle aux aides d'urgence, le pouvoir est, toutefois, décidé à démarrer les projets structurants à long terme, avec ses propres moyens, dans l'optique d'un développement durable du Sud. « Il n'y a plus de temps à perdre », a souligné le président à Tolagnaro. Tout comme pour les réponses d'urgence, l'engagement de la communauté internationale sur les projets à long terme sera, également, le bienvenu.

Plus de: L'Express de Madagascar

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