Cameroun: Développement économique - Les propositions du Gicam à l'Enam

Les réformes contenues dans le « Livre blanc de l'économie camerounaise » publiées par cette organisation ont été présentées aux élèves de cette école vendredi dernier à Yaoundé.

Pour que l'économie du Cameroun puisse être fonctionnelle à son plein régime, des réformes mérites d'être faites. C'est du moins ce que pensent les chefs d'entreprises regroupés au sein du Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam). Lesquels ont consigné dans un ouvrage intitulé le « Livre blanc de l'économie camerounaise », leur vision ainsi que les réformes à mettre en œuvre. Le président de ce patronat, Célestin Tawamba, accompagné de certains de ses collaborateurs, est allé présenter cet ouvrage aux élèves de l'Ecole nationale d'administration et de magistrature vendredi dernier à Yaoundé. C'était en présence du directeur de cette institution, Bertrand Pierre Soumbou Angoula. Le choix de cette école n'est pas anodin.

Ainsi, a-t-on appris, le modèle économique que propose le Gicam repose sur trois piliers : l'agro-industrie, l'énergie et le transport. Mais pour que ce modèle soit bénéfique pour tous, il y a des réformes à mener. En matière de fiscalité par exemple, le Gicam propose la réforme du régime de la taxe sur la valeur ajoutée. Cette organisation patronale souhaite également que l'on permette aux entreprises du régime simplifié de collecter la TVA et de la récupérer. Le Gicam suggère également de revoir à la baisse le seuil requis pour collecter cette taxe, et de donner la possibilité aux entreprises nouvelles d'être immatriculées au régime réel en fonction des critères autres que le chiffre d'affaires, et surtout, de créer un véritable corps de magistrat fiscaliste, entre autres.

En ce qui concerne la rationalisation de l'endettement public, le Gicam pense qu'il faut renforcer le contrôle budgétaire, réformer la gouvernance de la dette et procéder à la réorganisation institutionnelle du pilotage des investissements publics. Dans le registre de la lutte contre la fraude, la contrebande et la contrefaçon, Célestin Tawamba et ses pairs souhaitent une harmonisation des sanctions, la mise en place des chartes éthiques, etc.

La présentation de cet ouvrage aux élèves de cette grande école n'est donc pas anodine. Elle s'inscrit dans la logique de la vulgarisation de ce document à l'intention de tous les acteurs concernés par les questions économiques.

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