Angola: L'argent recouvré par l'exécutif est appliqué à des projets publics

Luanda — Les valeurs monétaires récupérées, jusqu'à présent par les autorités angolaises, sont canalisées vers des projets publics en cours dans tout le pays, en particulier ceux inclus dans le Programme intégré d'intervention dans les municipalités (PIIM), a déclaré lundi, à Luanda, la ministre des Finances, Vera Daves.

Répondant aux journalistes lors de la conférence de presse sur la « Cinquième évaluation du Fonds monétaire international au programme d'assistance élargi - EFF », la ministre a expliqué que, depuis le début de la lutte contre la corruption (en 2017), l'État angolais avait récupérer environ cinq millions de dollars.

Ce montant, a-t-elle précisé, se présente principalement sous forme d'actifs (meubles et biens immobiliers) et certains avec la procédure judiciaire toujours en cours, selon un récent communiqué du Parquet.

Elle a ajouté qu'avec le recouvrement effective de l'argent en possession illicite de certains citoyens, tant dans le pays qu'à l'étranger, l'Angola pourrait cesser de contracter des dettes pour de longues périodes, ainsi que réussir à matérialiser certains projets, stabiliser l'économie et donner une meilleure dignité aux populations.

Selon Vera Daves, l'argent ne sera reflété de manière pragmatique dans les comptes publics que lorsque la situation judiciaire sera résolue et que l'État sera en mesure d'utiliser efficacement ces actifs, tel qu'installer les institutions publiques qui sont dans des immeubles loués, pour réaliser des économies, ou aliénant, entraînant des revenus pour l'État.

« L'exécutif n'aura pas besoin de recourir aux marchés financiers internationaux pour de nouveaux endettements », a assuré la ministre, soulignant que dans la préparation du Budget général de l'État (OGE-2021), les prêts du Fonds monétaire international ont été inclus, s'élevant actuellement à 3,9 milliards, d'un programme approuvé en 2018.

A cet égard, selon la ministre, le plan annuel d'endettement va recourir aux agences de financement et des lignes de crédit déjà contractées.

« Lorsque nous avons élaboré le plan annuel de la dette, nous n'avions pas prévu le recours aux marchés. En d'autres termes, dans notre plan annuel d'endettement, l'Angola n'est pas censé aller sur les marchés internationaux pour émettre des EUROBONDS et ainsi être financé », a-t-elle expliqué.

Selon Vera Daves, d'autres formes sont prévues sur le marché intérieur, comme l'émission de bons du Trésor et de bons du Trésor en devises étrangères, mais sur le marché intérieur, car « dans la relation avec le marché étranger, il y aura fondamentalement le financement d'organisations multilatérales ».

Elle a toutefois évoqué le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale (BM) et l'Agence française de développement, ainsi que des projets dont les lignes de financement ont déjà été contractées auprès d'institutions financières bilatérales mais aussi multilatérales comme le cas de la Banque Africaine de Développement.

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