Congo-Kinshasa: Vital Kamerhe condamné en appel à 13 ans de travaux forcés

Vital Kamerhe lors du procès des 1OO Jours

Le verdict est tombé ce mardi à Kinshasa. Vital Kamerhe, l'ex-directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi est condamné à 13 ans de travaux forcés.

De source médiatique locale, Vital Kamerhe, Samih Jammal et Jeannot Muhima, poursuivis dans un dossier de détournement de deniers publics, ont été condamnés en appel respectivement à 13 ans, six ans et un an de travaux forcés.

Le verdict a été prononcé ce mardi après-midi à la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe.

Descente aux enfers

Figure politique incontournable dans l'est de la RDC, Vital Kamerhe s'était désisté en faveur du candidat Félix Tshisekedi lors de la présidentielle de décembre 2018 et avait battu campagne en sa faveur.

Une fois proclamé vainqueur, le nouveau président l'a nommé en janvier 2019 chef de son de cabinet, faisant de lui le principal responsable de la gestion des travaux d'urgence qui devaient lancer le mandat de Félix Tshisekedi.

Condamnation judiciaire

En août, un tribunal de Kinshasa a condamné Vital Kamerhe à 20 ans de prison et à dix ans d'inéligibilité pour détournement de 50 millions de dollars, avec un homme d'affaires libanais qui avait gagné le marché de construction des maisons préfabriquées pour des militaires et des policiers.

Vital Kamerhe a toujours nié avoir détourné cet argent, affirmant que ces maisons préfabriquées attendaient toujours d'être acheminées en RDC, à condition que le gouvernement accepte de prendre en charge l'affrètement des navires.

Un procès contesté

Fin mai, la police congolaise a encore dispersé une marche des partisans de Vital Kamerhe, à quelques jours de sa comparution en appel. Des centaines de manifestants ont tenté de marcher dans le centre de Kinshasa pour obtenir la libération de l'ex-allié du président Tshisekedi, condamné "sans preuves", selon eux, à 20 ans de prison en première instance pour détournement de 50 millions de dollars alloués à des travaux d'urgence.

"Malgré le repli des militants de l'UNC (Union pour la nation congolaise) dans l'enceinte du siège de notre parti, l'escadron de la mort a largué plus de 20 bombes lacrymogènes transformant ce lieu en une chambre à gaz", avait dénoncé l'ancien ministre Billy Kambale, président de la jeunesse de l'UNC.

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