Centrafrique: Des mercenaires russes à nouveau accusés de crimes

République centrafricaine.

Des mercenaires russes appuyés par au moins un hélicoptère auraient tué une douzaine de civils à Bambari le 15 février 2021.

CNN et The Sentry, un groupe d'investigation indépendant, ont obtenu des documents confidentiels de l'Onu qui confirment les accusations.

D'après les témoins et victimes interrogés par la chaine américaine, les soldats russes et les Forces armées centrafricaines auraient violé, torturé et exécuté des civils mais aussi incendié des maisons ce 15 février 2021 à Bambari, dans le centre du pays.

Des exactions commises alors qu'ils pourchassaient des rebelles en guerre contre le régime du président Faustin-Archange Touadéra.

Mais le maire de la ville de Bambari, Abel Matipata, dément ces informations. Selon lui, aucune violence n'a été perpétrée contre des civils.

"Moi je n'ai pas vu ça. A ma connaissance, il n'y a pas là une réalité. Parce que ce sont seulement les éléments des groupes armés qui ont été traqués. Ce sont certainement ces éléments de groupes armés qui ont été appréhendés par les forces de défense et qu'on qualifie de civils. Non ce ne sont pas des civils", affirme le maire de Bambari.

La mission de paix des Nations unies en République centrafricaine, la Minusca, a aussi publié un rapport sur de supposés crimes commis par les soldats centrafricains et les mercenaires russes contre les populations civiles.

Le gouvernement centrafricain a toutefois nié ces accusations tout en déclarant qu'une enquête avait été ouverte.

"Dommages collatéraux"

L'évêque de Bambari, Monseigneur Richard Appora, affirme "ne pas avoir de preuves pour pouvoir dire s'il y a eu exactions ou pas. Il y a une enquête qui a été diligentée de la part du gouvernement pour vérifier ces allégations".

L'évêque préfère parler de "dommages collatéraux comme pour toute opération militaire" plutôt que de civils tués.

La DW a contacté le porte-parole de la présidence centrafricaine pour en savoir plus sur l'avancement de l'enquête ouverte mais celui-ci n'a pas souhaité s'exprimer dans l'immédiat.

Plus de: DW

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