Burkina Faso: Sécurité alimentaire et nutritionnelle - 488 milliards F CFA pour offrir un repas à chaque enfant en âge scolaire

Le comité national d'organisation de la cérémonie de lancement officiel de l'Initiative présidentielle : « Assurer à chaque enfant en âge scolaire au moins un repas équilibré par jour », a animé une conférence de presse, le mardi 15 juin 2021, à Ouagadougou.

On sait désormais un peu plus sur l'Initiative : « Assurer à chaque enfant en âge scolaire, au moins un repas équilibré par jour », prise en 2019 par le président du Faso. Cette dernière sera lancée officiellement, le jeudi 17 juin prochain par le chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré, dans la commune rurale de Zitenga, dans la province de l'Oubritenga. Lors d'un point de presse, animé par le comité national d'organisation, le mardi 15 juin dernier, à Ouagadougou, le ministre de l'Agriculture, des Aménagements hydroagricoles et de la Mécanisation, Salifou Ouédraogo, a expliqué que par cette initiative qui s'élève à 488 297 250 000 F CFA, vise à améliorer la disponibilité des denrées alimentaires pour un approvisionnement optimal des cantines scolaires. Il a fait savoir que le financement sera assuré à hauteur de 52% par le budget de l'Etat, 47 % par les Partenaires techniques et financiers, ONG et Associations de développement et 1% par les bénéficiaires (communes et communautés de base).

« Par ailleurs, nous ferons aussi appel au secteur privé et au financement participatif », a-t-il précisé. Cette initiative va aussi, a ajouté le ministre Ouédraogo, améliorer les revenus des ménages en état de précarité alimentaire et la valeur nutritionnelle des menus en milieu scolaire par la diversification des aliments qui les composent. « Cette initiative présidentielle est innovante dans la mesure où elle établit un lien formel entre les cantines scolaires et la production endogène de denrées alimentaires, répondant ainsi au concept Consommons burkinabè », a-t-il expliqué. Il a également signifié que le développement de la production agricole qui en découlera, permettra d'assurer la sécurité alimentaire, d'améliorer la nutrition et les performances scolaires et de lutter efficacement contre la pauvreté notamment dans les zones rurales. « Dans cette nouvelle vision, le parent d'élève, producteur de denrées alimentaires, sera fournisseur de la cantine scolaire de son enfant. En effet, en plus de pouvoir écouler aisément sa production et améliorer ses revenus, il donne l'assurance à son enfant d'avoir au moins un repas équilibré par jour. L'enseignant aura donc un élève dans de meilleures dispositions d'esprit pour apprendre », a ajouté le ministre Ouédraogo.

Des défis à relever

Comment sera gérée cette initiative pour sa bonne marche ? A cette interrogation, il a fait savoir que pour mettre en œuvre cette politique, un secrétariat permanent est mis en place, avec pour ancrage, la Primature. Le ministre Ouédraogo a confié que le défi majeur à relever par cette initiative présidentielle dont les bénéficiaires directs sont les enfants d'âge scolaire, est d'assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des enfants d'âge scolaire et d'accroître les revenus des ménages ruraux pauvres. Selon ses dires, il s'agit aussi d'une part, de développer l'offre en denrées alimentaires pour assurer un menu équilibré et varié au niveau des cantines scolaires et des ménages vulnérables et d'autre part, d'améliorer la compétitivité des filières agro-sylvo-pastorales et halieutiques. Une dizaine de départements ministériels intervient dans cette initiative.

Le ministre de la Santé, Charlemagne Ouédraogo, a souligné qu'il s'agira pour son département de suivre l'état nutritionnel et sanitaire des élèves.

Il a précisé que les élèves seront déparasités sur le terrain et son département va veiller à la conception des menus pour que les repas soient équilibrés et avec plus de nutriments. Son collègue des Ressources animales et halieutiques, Modeste Yerbanga, a indiqué que son ministère va intervenir dans ce processus avec quatre produits à savoir le lait, la volaille, le poisson et le miel. « Ce sont des produits à forte valeur nutritive qui participent à la performance scolaire de nos élèves. Il s'agira dans la mise en œuvre de doter les ménages de kits pour la production de ces produits », a-t-il précisé.

Quant au ministre de l'Education nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, Pr Stanislas Ouaro, il a ajouté que l'initiative permettra de mieux organiser la gouvernance des cantines scolaires.

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